Former, un travail de longue haleine
Michel De Saedeleer est directeur exécutif de l'ARBH (Association royale belge de hockey). Il forme, avec quelques autres personnes (Patrick Serruys, directeur des équipes nationales, Alain Geens, responsable des équipes nationales jeunes et Jacques Van den Balck, Président de la Commission jeunes), l'axe central en matière de formation hockey en Belgique. Quinze jours après la double victoire des "Boys U16" sur nos voisins hollandais, retour sur un travail de formation au quotidien
- Publié le 14-11-2002 à 00h00
Michel De Saedeleer est directeur exécutif de l'ARBH (Association royale belge de hockey). Il forme, avec quelques autres personnes (Patrick Serruys, directeur des équipes nationales, Alain Geens, responsable des équipes nationales jeunes et Jacques Van den Balck, Président de la Commission jeunes), l'axe central en matière de formation hockey en Belgique. Quinze jours après la double victoire des "Boys U16" sur nos voisins hollandais, retour sur un travail de formation au quotidien.
Cela fait deux ans que Delhaize investit dans le hockey jeunes. Pourquoi ce partenariat?
Leur cible, la famille, correspond assez bien à l'image véhiculée par le hockey, qui doit rester un sport fair-play. Deux ans avant les Jeux Olympiques de Sydney, ils sont venus vers nous avec une réelle volonté de travailler en profondeur. Notre premier objectif était de qualifier l'équipe nationale pour Sydney mais cela a échoué. Par la suite, nous avons décidé de recentrer notre action sur les jeunes et la formation.
Concrètement, quelles actions avez-vous entreprises?
Pour la saison 2001-2002, tous les clubs belges avec écoles de jeunes (51) ont reçu un "kit entraînement" (sticks, cônes, chasubles,…). Ensuite nous avons pu poursuivre la mission d'Alain Geens, qui se rend le lundi soir dans les clubs qui le souhaitent pour former les entraîneurs. Nous avons aussi édité différents documents explicatifs sur les règles et sur le hockey féminin. On essaye, par ailleurs, de garder un œil sur ce qui se passe aux Pays-Bas parce qu'en matière de formation ils ont quelques longueurs d'avance. Enfin, nous essayons de mettre l'accent sur la détection des talents avec l'organisation des championnats inter-provinciaux. Chaque année les meilleurs provinciaux sont intégrés dans les équipes U14, 16 et 18. Il faut considérer l'ensemble de la formation comme un travail de longue haleine. Nous avons également créé une catégorie d'arbitres jeunes qui ont entre 17 et 20 ans. L'idéal serait que l'on puisse mettre sur pied un centre de formation.
Et pour les filles?
C'est chez les filles que l'on constate l'augmentation la plus sensible au niveau des affiliations. Le facteur déterminant, c'est la fin de la mixité dans les équipes écureuils, préminimes, minimes et cadets.
