Faute d'institutrices, cette école doit fermer trois classes en plein milieu d'année
Vingt-quatre écoliers de cet établissement flamand situé en Région bruxelloise doivent s'inscrire ailleurs en urgence, d'ici lundi.

- Publié le 06-03-2024 à 18h08

Une 3e, une 4e et une 5e primaires de la Basisschool Hendrik Conscience (réseau officiel néerlandophone), à Schaerbeek, vont fermer leurs portes à la fin de la semaine. Une partie des écoliers de ces trois classes grossiront la 3e, la 4e et la 5e restantes. Mais, pour 24 d'entre eux, il n'y a pas de solution sur place : ils doivent trouver une autre école d'ici lundi. "Changer d'école en plein milieu d'année, c'est une catastrophe", confie Lucie. Ses deux enfants sont scolarisés là-bas dont une est concernée par ce gros changement. "Ma fille n'arrête pas de pleurer…"
La nouvelle est tombée vendredi, suite au départ de plusieurs enseignants. "Ceci est symptomatique d'un problème structurel plus large dans l'enseignement néerlandophone à Bruxelles, explique encore Lucie. Beaucoup de professeurs démissionnent en cours d'année, dès qu'ils obtiennent un poste en Flandre, plus près de chez eux." Une possibilité liée aussi à des choix politiques concernant l'enseignement flamand. "Par exemple, un enseignant nommé peut s'en aller après un préavis de deux semaines. C'est une semaine seulement pour les non nommés." Et en période de pénurie, les opportunités ne manquent pas.
Une ou deux semaine(s) de préavis
"Notre école en souffre maintenant mais ce n'est pas la première et ce ne sera pas la dernière, prévoit la maman. Il faut faire quelque chose." Et d'évoquer plusieurs pistes, comme des incitants voire des primes financières pour fidéliser les enseignants dans les zones problématiques. "Bruxelles est particulièrement délaissée, ajoute-t-elle, ainsi que d'autres grandes villes comme Gand et Anvers."
Les parents, constitués en comité, ne comptent pas se laisser faire. Avec l'école et son pouvoir organisateur (le réseau Go !), ils veulent faire un maximum de bruit vendredi aux abords de l'établissement, pour interpeller le monde politique afin qu'il trouve une solution. "Car le problème risque de concerner pas mal de monde si on ne réagit pas", conclut Lucie.