Les énormes besoins des écoles de la Fédération Wallonie-Bruxelles: 571 dossiers déposés pour des rénovations
Ils représentent 707 millions d'euros de demandes de subsides. Cela confirme d'immenses besoins.

- Publié le 11-01-2022 à 10h27
- Mis à jour le 24-04-2022 à 18h41

Les pouvoirs organisateurs avaient jusque fin décembre pour répondre à l'appel à projets pour rénover les écoles lancé par le ministre en charge des Bâtiments scolaires, Frédéric Daerden (PS), dans le cadre du plan de relance européen. Les dossiers devaient être rentrés pour le 31 décembre au plus tard pour pouvoir prétendre aux fonds européens (230 millions d'euros auxquels la Fédération Wallonie-Bruxelles a rajouté 39 millions).
"Concrètement, 571 dossiers ont été déposés et finalisés, ce qui représente, en montant de subventionnement, quelque 707 millions d'euros de demandes de subsides, a indiqué le ministre Daerden, interrogé au Parlement par le député Yves Evrard (MR). Sur ce montant, 683 millions d'euros concernent les dossiers relatifs aux démolitions et reconstructions ou aux rénovations lourdes, à savoir les priorités recherchées." Ce qui confirme que les besoins sont énormes.
Concernant la répartition des montants sollicités entre réseaux d'enseignement, il se décline de la manière suivante : le réseau officiel subventionné (des communes et provinces) a introduit des dossiers pour 352,9 millions d'euros de demande de subventionnement. Pour sa part, le réseau libre en a introduit pour 195,8 millions d'euros et les bâtiments de la Communauté (occupés par les écoles de WBE) sollicitent 158,3 millions d'euros.
L'analyse va prendre trois à quatre mois
Pour donner un effet de levier aux moyens européens, la Fédération Wallonie-Bruxelles va en outre apporter sa garantie d'emprunt et prendre en charge les intérêts des pouvoirs organisateurs pour financer la part des investissements qui ne seraient pas pris en charge pour le plan de relance. Cela va permettre, dans le cadre de cet appel à projets, un investissement total de plus de 400 millions d'euros.
L'analyse des projets par l'administration va débuter. "Vu le succès rencontré, elle durera trois à quatre mois", précise encore Frédéric Daerden. Il faut prioriser les dossiers selon les critères qualitatifs définis dans le décret ad hoc (performance énergétique, collaboration inter-réseaux, favoriser l'enseignement inclusif, amélioration de la connectivité…).