Réforme du décret Paysage: "Gueule de bois", "trahison", "un risque de chaos"... Plusieurs personnalités du MR poussent un cri de colère
Le texte PS-Ecolo qui modifie la réforme du décret Paysage a été voté en commission grâce au PTB. Du côté du MR, on grince des dents.
- Publié le 17-04-2024 à 08h39
- Mis à jour le 17-04-2024 à 11h56

Dans la nuit de mardi à mercredi, la coalition wallonne MR-PS-Ecolo s'est fracassée sur les nouvelles règles de réussite et de finançabilité des étudiants de l'enseignement supérieur qui seront pleinement d'application à la rentrée académique de septembre. Finalement, le texte PS-Ecolo qui modifie la réforme du décret Paysage a été voté en commission, grâce au PTB.
Du côté du MR, on grince des dents ce mercredi matin. Notamment dans le chef de Valérie Glatigny, ancienne ministre de l'Enseignement supérieur, qui a porté cette réforme. Elle s'est exprimée sur son profil Facebook. "Ce matin, l'enseignement supérieur se réveille avec la gueule de bois", déclare-t-elle.
Avant de pointer trois grands perdants : "L'étudiant en difficulté, qu'on déresponsabilise juste avant le blocus, puisqu'il sait déjà qu'il n'est plus obligé de réussir tous ses cours. Les établissements, qui vont devoir gérer des inégalités de traitement entre étudiants d'une même cohorte et une pluie de recours, ainsi que les autres conséquences pratiques du report d'un an de la réforme. La société, qui perdra petit à petit confiance dans la qualité de diplômes acquis 'à l'usure'."
"Un risque de chaos"
Françoise Bertieaux, qui a succédé à Valérie Glatigny au poste de ministre de l'Enseignement supérieur, s'est elle aussi exprimée sur le sujet chaud sur les ondes de Bel RTL. "C'est une trahison, une déloyauté totale de nos partenaires", a-t-elle commenté. "Nous avions voté le décret paysage version Valérie Glatigny ensemble, en faisant des aménagements qu'ils avaient demandés pour que le texte puisse convenir à tout le monde [...] Et pour des raisons purement électoralistes, PS et Ecolo, sans prévenir je vais bien le dire, ont déposé un texte qui détricote".
Sur le fond, Françoise Bertieaux déplore aussi les changements apportés. "Je suis très inquiète pour les établissements, et donc par ricochet, pour les étudiants", déclare-t-elle. Avant d'ajouter: "Tout le système est chamboulé, il y a un risque de chaos sur les sessions d'examens de fin d'année : comment voulez-vous que ce soit gérable?"

