Occupation de l'ULB par les pro-palestiniens: la rectrice siffle la fin de la partie
Annemie Schaus met fin à l'occupation de l'ULB par les pro-palestiniens : "Je ne peux tolérer les dégradations ni les menaces sur le campus"
- Publié le 18-06-2024 à 14h43
- Mis à jour le 18-06-2024 à 14h44

Depuis le 7 mai, le conflit israélo-palestinien s'est installé à l'ULB. Une centaine d'activistes pro-palestiniens regroupés sous le nom d'Université populaire de Bruxelles occupent le bâtiment B sur le campus du Solbosch. Jusqu'à présent, la rectrice Annemie Schaus a toléré la situation sans pour autant l'autoriser. Lundi soir, elle a décidé d'y mettre un terme.
"La manière dont votre mouvement a évolué ne répond plus aux idéaux qui l'ont motivé. Je ne peux souscrire à ces provocations qui tentent de nous entraîner dans une spirale de violence. Je ne peux tolérer les dégradations ni le climat d'invectives et d'intimidation que vous installez par vos actions incessantes sur le campus. Rien de cela ne pourra cependant infléchir notre volonté de dialogue réel, ni notre engagement à mener des actions concrètes pour contribuer à l'instauration d'un processus de paix au Proche-Orient", annonce la rectrice par mail lundi soir aux occupants. "J'estime que cette occupation est, dès lors, aujourd'hui sans fondement et ne peut plus amener qu'à perpétuer un climat de tensions, de provocations et de conflits sur notre campus. Elle ne peut plus se poursuivre."
Pour rappel, le premier jour de réquisition du bâtiment B s'est soldé par actes de violences envers des étudiants juifs. L'ULB a porté plainte. Le 3 mai, la conférence-débat avec Elie Barnavi s'est tenue sans incident majeur au centre culturel de Flagey. La police était présente pour éviter un débordement face au rassemblement d'étudiants pro-palestiniens opposée à la venue de l'ancien ambassadeur d'Israël en France. L'action de trop s'est produite jeudi au F1.
"Vous auriez pu y mener une action ouverte de sensibilisation des personnes présentes, tenter de les intéresser de manière plus pacifique à votre mouvement. Non, vous avez choisi un mode d'action dont la violence n'a eu d'autre effet que de les effrayer, sans parler des dégradations commises — dans la triste continuité de plusieurs de vos actions précédentes", déplore Annemie Schaus dans le mail.
Elle affirme que, "très vite, plus aucun contact n'a été possible" malgré ses tentatives de dialogue. Elle s'est retrouvée face à des réponses "rares et toujours négatives" alors qu'il est question de la sécurité de la communauté universitaire. Les occupants sont priés de remettre le bâtiment B en pristin état et de le libérer au plus vite.