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Trafic de cannabis: une mère et son fils séquestrent et torturent un concurrent dans un village du Namurois

Ce n'est pas tout de lancer la production. Il faut la protéger des convoitises.

 Le prévenu faisait appel.  Ses 20 mois de prison pour participation active à des cultures de cannabis sont maintenus mais il bénéficie désormais du sursis.
Benoît avait voulu monter en grade en cultivant son cannabis. Il doit s'en mordre les doigts. ©ARCHIVES ÉDA

C'est un petit monde qui ne demande qu'à vivre caché et préfère régler ses comptes dans la discrétion. Les rivalités, dans ce milieu des trafiquants de cannabis, peuvent être féroces. Des concurrents peuvent convoiter votre production. Mais, quand on risque le point de non-retour, il arrive exceptionnellement, comme dans un dossier actuellement jugé à Namur, que la police soit appelée à la rescousse.

C'était le 1er mai 2022, à Ohey, village du Namurois apparemment sans histoires. Une mère se rend à la police. Sabine signale que son fils Benoît a été victime d'un vol de voiture la nuit précédente. L'enquête de voisinage relève des incohérences dans leurs récits.

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