Au palais de justice de Bruxelles, c'est Saint-Nicolas qui a nourri le détenu
La justice, où le moindre euro est parfois compté, doit faire appel aux bonnes volontés.

- Publié le 06-12-2024 à 18h31
On le sait : la justice manque cruellement de moyens. C'est ainsi que, lorsqu'un détenu est transféré vers un palais de justice pour comparaître à son procès, c'est généralement la prison qui doit fournir un paquet repas pour que le détenu mange à midi. Du moins, si le procès doit se poursuivre dans l'après-midi.
Vendredi, jour de la Saint-Nicolas, Georgi a été extrait de la prison de Nivelles pour comparaître devant le tribunal correctionnel de Bruxelles pour une audience dans la matinée. Les débats ont été longs et, vers 13 h 15 seulement, la procureure a terminé son réquisitoire. Il a été décidé que la défense plaiderait pendant deux heures après 13 h 45.
Problème, il n'y avait pas de paquet repas prévu. Renseignements pris, il n'y avait, au complexe cellulaire du palais de justice, pas de nourriture ni pour Georgi, ni pour les deux policiers qui l'ont escorté depuis Nivelles. Le mess du palais de justice était fermé. Les juges et les procureurs ont tenté de trouver une solution car il était difficilement acceptable de laisser Georgi et les policiers sans repas.
La solution est venue de l'huissier d'audience, un commissaire de PJ à la retraite. À l'occasion de la Saint-Nicolas, il avait offert, avant le début d'audience, du pain d'épices et une orange aux magistrats de cette chambre correctionnelle.
Après concertation, l'huissier a remis ces paquets de pain d'épice aux deux policiers, à charge pour eux de les partager avec le Georgi. Quant aux oranges, sans doute, selon l'expression consacrée, les apportera-t-on en prison à Georgi…