Le Premier ministre De Croo revient sur ses propos polémiques sur le climat: "C'est la position belge, établie il y a quelques mois"

Le Premier ministre Alexander De Croo défend ses idées et ses propos polémiques sur le climat.

À l'image de la ministre flamande de l'Energie Zuhal Demir et du président français Emmanuel Macron, le Premier ministre Alexander De Croo est également favorable à une "pause" en matière de législation européenne sur le climat, a-t-il indiqué mardi soir dans l'émission Terzake de la VRT. "A un moment, il faut faire un choix. Est-ce bien le moment de tout faire en même temps?".

Pour M. De Croo, il convient de ne pas "surcharger" la législation en renforçant les normes en matière d'azote, de restauration de la nature et de biodiversité, en plus des objectifs concernant les émissions de CO2. Selon le Premier, cela aurait deux conséquences néfastes. Des propos qui font polémique dans le monde de la politique belge.

Plusieurs politiques, tels que Jean-Marc Nollet ou Céline Tellier, ont de suite réagi aux propos du Premier ministre. "Les déclarations d'Alexander De Croo sont hallucinantes, ce n'est pas le Premier ministre qui s'est exprimé ce soir", avait déclaré le co-président d'Ecolo. "J'ai été stupéfaite, on n'est pas dans une série Netflix", a réagi la ministre wallonne de l'Environnement.

Aujourd'hui, Alexander De Croo est revenu sur ses propos polémiques au micro de LN24. "Ce que j'ai dit, c'est qu'il faut mettre des priorités et la priorité numéro un, c'est réduire les émissions de gaz à effet de serre. Le combat contre le réchauffement climatique, c'est la priorité numéro un, et tout le monde le comprend", déclare-t-il. "Ce que je dis, c'est qu'il ne faut pas surcharger la barque. Si, à côté d'un réchauffement climatique, en même temps, on met des règles de biodiversité, et en même temps, on met, par exemple, de nouvelles règles par rapport à l'azote, ce n'est pas possible, on ne va pas y parvenir. Et on risque de perdre le momentum sur la réduction des gaz à effet à effet de serre. Il faut bien mettre les priorités. Je veux garder une industrie. Je veux quand même être sûr que nos PME soient capables de continuer à créer des emplois".

"Opposer l'action de protection de la nature et l'action pour le climat n'a pas de sens"

"J'ai clairement dit que le climat, c'est ma priorité numéro un", affirme-t-il encore. "Et je veux la mettre en balance avec une activité industrielle économique dans notre pays. D'ailleurs, formellement, ce que j'ai dit, c'est la position belge et la position belge avait été établie il y a quelques mois dans une réunion qui s'appelle DGE où tous les gouvernements viennent ensemble et où on définit la position par rapport à des organes comme l'Europe. Là, il y a quelques mois, on avait dit qu'on allait demander des changements fondamentaux par rapport à cette loi de restauration de la nature. Ce que j'ai fait hier, c'est exprimer quelque chose qui avait été établi par les différents gouvernements."

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