Code bruxellois du bien-être animal : "Le PS a peur de la démocratie"
Comme chaque jour de la semaine, Maxime Binet recevait un invité au cœur de l'actualité. Ce mercredi matin, c'était le ministre bruxellois de l'emploi et du bien-être animal Bernard Clerfayt (Défi) qui était au micro du "Café Sans Filtre" sur LN24 et LN Radio.
- Publié le 27-03-2024 à 09h46
"C'est plutôt une fausse bonne idée", répond d'entrée de jeu Bernard Clerfayt sur la question du retour des militaires dans les rues. L'idée a été lancée par le MR après les nombreuses fusillades survenues à Bruxelles. "Ce ne sont pas les militaires qui peuvent assumer des missions de police, ils ne peuvent pas interpeller quelqu'un dans la rue, dresser un constat, réclamer la carte d'identité, courir derrière quelqu'un qui commettrait un petit délit, ce n'est pas leur tâche", explique Bernard Clerfayt. Pour le membre de Défi, ce qu'il manque à Bruxelles "ce sont des magistrats pour traiter les dossiers de délinquance, des policiers dans la rue et la police fédérale qui doit faire son travail pour les trafics internationaux".
Code pour le bien-être animal
Autre sujet abordé par Maxime Binet, le nouveau code bruxellois sur le bien-être animal. Grand absent de cette nouvelle version : l'abattage sans étourdissement. "Pour faire passer un code au gouvernement, il faut un accord des partenaires. Cela fait deux ans que l'on travaille sur ce code, que l'on consulte, nous avons interrogé les citoyens sur ce qu'ils voulaient mettre dans les nouvelles dispositions. C'est un code très moderne, qui va être le plus avancé en Europe occidentale", affirme Bernard Clerfayt. Ce texte a été présenté à plusieurs reprises au gouvernement, mais n'a toujours pas été adopté.
Le PS a demandé de ne pas parler de l'étourdissement avant l'abattage ce que Bernard Clerfayt "peut regretter", mais le texte avance sur toutes les autres dispositions affirme le ministre bruxellois. "Le Parti Socialiste a peur de la démocratie, d'un débat au Parlement, au départ de ce texte" selon Bernard Clerfayt, porteur de ce nouveau code. "Je crois comprendre que c'est autour de cette question-là (NDLR : l'abattage sans étourdissement) qu'ils ont des difficultés. Est-ce qu'un partenaire seul peut bloquer l'avancement d'un projet qui concerne la population, le bien-être animal […] Le PS le bloque pour des questions périphériques, accessoires et qui n'ont pas lieu d'être", affirme le ministre bruxellois. Ce dernier ajoute que "l'abattage sans étourdissement n'est pas visé par le texte que je dépose ici et je n'ai pas entendu au Parlement de débat pour interdire l'abattage rituel. Il doit être autorisé, c'est la liberté des religions de faire des abattages selon leurs rites. Il faut que ce rite soit adapté", précise Bernard Clerfayt. "Je serais très fâché si le PS, pour des questions électorales, ne permet pas de faire avancer le dossier", a-t-il déclaré.
