Olivier Maingain: "Georges-Louis Bouchez est le représentant de commerce de la N-VA"

Ce mardi 7 janvier 2025, Olivier Maingain (ex-DéFI) était l'invité du "Café sans filtre" de LN Radio. L'ex-leader de DéFI a taclé la N-VA, Bart De Wever et Georges-Louis Bouchez.

La Rédaction de l'Avenir

Olivier Maingain, l'ancien président de DéFI, était l'invité de Maxime Binet dans l'émission "Café sans filtre" sur LN Radio. Pour lui, les francophones ont tort de vouloir gouverner avec la N-VA. "Fondamentalement, la N-VA est un parti dangereux sur le plan institutionnel et même sur d'autres aspects avec parfois des relents d'extrême-droite", affirme le politicien qui pourrait lancer son propre parti.

"Dans tout le projet qui vise à mettre à mal les institutions bruxelloises et que porte la N-VA, c'est la détestation profonde de ce que représente Bruxelles. Une ville trop libre par rapport à ce nationalisme flamand. C'est pour ça que je ne serai jamais d'accord avec ce parti."

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Néanmoins, Bart De Wever est-il légitime pour devenir le prochain Premier ministre? "Il est d'abord légitime pour devenir le Premier ministre de Flandre. Il n'a pas fait ce choix-là. La N-VA n'a même pas le courage d'organiser un référendum pour l'indépendance de la Flandre..."

Pour lui, la N-VA doit "cesser de se servir de l'État belge pour servir les intérêts de la Flandre".

guillement

Fondamentalement, la N-VA est un parti dangereux sur le plan institutionnel et même sur d'autres aspects avec parfois des relents d'extrême-droite

"Bouchez n'est pas le leader d'un projet francophone"

Olivier Maingain tacle également les autres partis francophones: "J'en veux parfois plus aux francophones pour leur faiblesse, leur manque de vision, d'ambition collective... J'en veux à ceux qui n'ont plus cette ambition de construire un projet francophone fort pour Bruxelles et la Wallonie".

"Aujourd'hui, monsieur Bouchez est davantage devenu le représentant de commerce de la N-VA que véritablement le leader d'un projet francophone. J'ai le souvenir d'un Jean Gol qui parlait de la nation francophone et qui savait qu'il fallait fortifier les francophones pour qu'ils ne soient plus dans la soumission ou dans la dépendance à l'égard d'une Flandre de plus en plus nationaliste. Ce discours a totalement disparu au MR".

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Pour Maingain, "il y a du côté francophone, une soumission intellectuelle à ce qu'est l'exigence flamande". Il veut donc fortifier Bruxelles et la Wallonie d'abord sur le plan économique. "Je veux qu'on ait des projets d'excellence par nous-mêmes et pour nous-mêmes. Il faut mettre notre argent où c'est utile: la formation, la recherche scientifique et la création."

guillement

Aujourd'hui, monsieur Bouchez est davantage devenu le représentant de commerce de la N-VA que véritablement le leader d'un projet francophone

La suite de son interview consacrée à son départ de DéFI est à retrouver à la fin de la vidéo en tête d'article.

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