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"La stratégie de la N-VA et du Vlaams Belang en Wallonie est ironique et peu cohérente sur le plan idéologique"

Politologue et professeur à la VUB et à l'UCLouvain Saint-Louis Bruxelles, Dave Sinardet analyse ce phénomène nouveau : les partis politiques lorgnent de plus en plus les électeurs de l'autre communauté linguistique. Au-delà d'intérêts stratégiques et financiers, est-ce le signe d'une évolution plus profonde de la démocratie belge ?

Les candidats de la N-VA en Wallonie durant la campagne 2024. Ici, lors d'un évènement en faveur du nucléaire.
Les candidats de la N-VA en Wallonie durant la campagne 2024. Ici, lors d'un évènement en faveur du nucléaire. ©D.R.

Le jeu politique belge est-il en train de se décloisonner ?

L'organisation actuelle avec des partis francophones et des partis néerlandophones séparés dans des arènes électorales séparées reste la règle. À l'exception du PTB, qui est un parti unitaire. Mais cette logique est de moins en moins le reflet de ce qui vit chez les électeurs. Surtout depuis une vingtaine d'années, des figures politiques flamandes ont eu du succès en Belgique francophone et inversement. Je pense par exemple à Maggie De Block qui a été la politique la plus populaire en Flandre, en Wallonie et à Bruxelles (lorsqu'elle était secrétaire d'État à l'Asile et à la Migration, NldR). Elio Di Rupo, lorsqu'il était Premier ministre, a eu une certaine popularité au nord du pays. Et Charles Michel encore plus. Sous le gouvernement Michel, Theo Francken et Jan Jambon étaient populaires au sud. Aujourd'hui, Bart De Wever a de bons résultats dans les sondages en Wallonie, tout comme Frank Vandenbroucke. Et la liste serait plus longue encore si plus de politiques faisaient l'effort de s'adresser à l'autre communauté.

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