Retour au château
Deulin va ouvrir ses portes pour deux week-ends de fête et de raffinement. Petit tour de ce que l'on sait.
- Publié le 01-10-2025 à 11h03

Simon de Harlez, aidé de Jérôme Vandenbergh pour tout ce qui regarde les effets anciens, puis Grégoire de Harlez aux fourneaux tenus en famille, sans oublier leur père Stéphane, vous attendent dans un des plus beaux domaines de Belgique. Chaque année depuis plus de quinze ans, ils tiennent salon avec leurs amis et collègues qui participent de la sorte à l'entretien d'une maison qui n'est pas immense mais qui demande des soins quotidiens. Garder un château de famille n'est pas un cadeau, c'est une mission. La nouvelle génération des Harlez en a bien conscience et ce sont des bosseurs. Gloire à eux et à tous les jeunes qui acceptent cette gageure, à travers notre beau pays.
Le négoce des antiquités est évidemment assez idéal dans ce genre d'endroit, d'autant qu'ici, tout est de la seconde moitié du XVIIIe siècle, période préférée déjà du temps du père, Stéphane et reprise par son dernier fils. Lequel a eu la très bonne idée de convier au château une princesse des pinceaux qui perpétue la grande tradition des natures mortes, comme au XVIIe siècle. Il s'agit d'Isabelle Ravet (www.isara.be).
Ils seront dix-sept exposants à profiter de ce domaine divisé en trois parties. Il y a d'abord l'immense grange de 400 m2, sur deux niveaux, où trône depuis cinq ou six ans un lustre immense provenant du Vatican. Il y aura là six ou sept stands emmenés par Anto Prnic, installé à Bruges depuis près de trente ans (Libertas Gallery). Il exposera ses tableaux anciens et du XIXe siècle européens, à motifs de chasses ou de scènes galantes, de natures mortes ou de portraits. Stéphane Cailteux est le régional de l'étape puisqu'il est de Moressée où il peaufine ses meubles anciens. Comme il n'y a pas de belle maison sans jolies étoffes, la maison Malvoisin, sera elle aussi présente, au château, pour donner les conseils utiles ; sinon, il faudra aller à Vieux-Genappe. Au fond de la grange, ce sera le stand de l'Anversoise Bie Baert dont les effets modernes et colorés seront réchauffés par la grande flambée.
Deux galeries françaises
Sylvie et Arnaud de Spa seront, comme toujours, installés dans le grand salon du château. Ils y disposeront un grand cabinet flamand en écailles de tortues et bois noircis imitant l'ébène. Frederik Muller viendra de Saint-Nicolas (Sint-Niklaas, Ankerstraat), sur la rive gauche de l'Escaut, avec ses sculptures médiévales et quelques tableaux anciens, placés dans la chapelle et illuminés par les lustres de Bertin Verstraete. Il y aura des têtes nouvelles, venues de France. On citera Marie-Thérèse Boyrié (Héming, dans le 57), versée dans les sculptures animalières et Edwige Barreteau, qui fera le déplacement de Senlis (place de la Halle), pour présenter des bijoux anciens et quelques objets d'art. Elle aura comme rival le liégeois Pierre-Emmanuel Beghin (rue Bergerue, juste derrière l'opéra).
Où ? Au château de Deulin, 6690 Deulin, entité de Hotton. Le domaine se trouve entre Marche-en-Famenne et Durbuy. GPS : Fronville. www.espacedeulin.be.
Quand ? Les week-ends des 4 et 5 octobre puis des 11 et 12 octobre. De 11h à 19h. Entrée : 8€. Restauration sur place.