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Pour Bach, pulsation sans ostentation

Philippe Pierlot dirige une superbe Saint-Matthieu à Liège.

Nicolas Blanmont
Philippe Pierlot.
Philippe Pierlot. ©Dominique Houcmant Goldo

Liège, samedi, 20 h. Dès les premières mesures du chœur Kommt ihr Töchter, la pulsation se fait sentir, douce et intense, engageante et caressante. Trois heures quinze plus tard, un silence recueilli accueille le final de Wir setzen uns mit Tränen nieder. Même discrète, même implicite, la pulsation n'a cessé de bercer la soirée.

Trente ans

Selon les anciens, il y avait au moins trente ans que la Salle Philharmonique de Liège n'avez plus accueilli la Passion selon Saint-Matthieu de Bach. À l'époque, c'était Philippe Herreweghe ; cette fois, c'est Philippe Pierlot. L'un médecin à l'origine (mais il ne l'est plus), l'autre violiste (et il l'est toujours), mais ils ont plusieurs fois travaillé ensemble, et leur approche douce, sereine, sans effet de manche appuyé, mais avec une intensité discrète, n'est pas sans cousinage.

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