Icon payantArticle réservé aux abonnés

"Wozzeck" sur une pente inéluctable

Pérez et Simons dans une remarquable version du premier opéra de Berg.

Nicolas Blanmont
Marie (Magdalena Anna Hofmann) et Wozzeck (Robin Adams).
Marie (Magdalena Anna Hofmann) et Wozzeck (Robin Adams). ©OBV Annemie Augustijns

Splendide clôture de saison à l'Opéra flamand avec un Wozzeck qui fera date. On se réjouit d'abord du retour de l'œuvre à l'affiche d'une scène belge : près d'un siècle après sa création à Berlin le 14 décembre 1925, le premier opéra d'Alban Berg, basé sur la pièce éponyme de Georg Büchner (qui allait également inspirer un film de Werner Herzog), n'avait plus été donné en Belgique depuis 2008. De quoi oublier à quel point la partition, au-delà de ses étiquettes ("moderne" ? "atonale" ? "difficile" ? ), reste d'une prodigieuse richesse orchestrale et d'une expressivité poignante. Et à quel point le drame du pauvre soldat Wozzeck, débordé par l'amour et par la jalousie, n'a rien perdu de son actualité même si la pièce originale de Büchner (1836) date d'une époque antérieure à l'invention du mot "féminicide".

Pour accéder à cet article, veuillez vous connecter au réseau internet.
Vous êtes hors-ligne
Connexion rétablie...