Trump doit éviter la récession à tout prix
LE DOSSIER | Ces incertitudes qui pourraient fragiliser les marchés

- Publié le 11-01-2020 à 06h00
- Mis à jour le 15-01-2020 à 16h33

LIBRE ECO WEEK-END | LE DOSSIER | Ces incertitudes qui pourraient fragiliser les marchés
Les élections américaines
Donald Trump n'a pas le choix : l'économie doit tourner à plein régime s'il ne veut pas connaître le sort de son prédécesseur républicain George H. Bush.
Tout auréolé par la guerre victorieuse contre l'Irak, il n'en avait pas moins été battu en novembre 1992 par un illustre inconnu, un certain Bill Clinton. En cause, une économie qui battait de l'aile.
Les règles n'ont pas changé
Près de trois décennies plus tard, les règles du jeu n'ont pas vraiment changé. "Donald Trump ne peut se permettre une récession et une hausse du chômage", en cette année d'élection présidentielle, note Peter Vanden Houte, économiste en chef d'ING Belgique.
Le récent accord entre les deux parties est à considérer comme "une trêve pour calmer le jeu et éviter une escalade de la guerre commerciale", remarque Anton Brender, chef économiste chez Candriam. "Cette guerre commerciale peut reprendre en 2011 si le président Trump est réélu", anticipe Peter Vanden Houte. Bref, Donald Trump devrait se tenir à carreau sur le plan économique, ce qui ne l'empêche (ra) pas pour autant de s'illustrer sur la scène internationale.
"Le président Trump fera tout ce qu'il peut pour éviter une récession en 2020", souligne à cet égard Philippe Gijsels, chief strategy officer chez BNP Paribas Fortis. "S'il parvient à ses fins, cela pourrait déclencher un marché haussier qui serait le plus long dans l'histoire financière."
Les augures sont plutôt favorables. "L'économie ne va pas trop mal et devrait atterrir en douceur", prédit Anton Brender. Certes, les investissements des entreprises ont décéléré. "C'est dû à l'incertitude née de la guerre commerciale" Quant à la consommation, "il y a peu de chance qu'elle s'effondre."
L'inconnue Warren
Du coup, la croissance de l'économie US devrait atteindre 1,8 % en 2020, selon Candriam, contre les 2,3 % attendus pour 2019. "La 2e moitié de l'année risque d'être plus mouvementée", poursuit le chef économiste . "Elizabeth Warren n'est pas Donald Trump", ajoute-t-il, en référence à la candidate démocrate.
Alors, qu'en sera-t-il ? "Miser sur un repli les années où les Américains se rendent aux urnes s'avère rarement payant", estime Ken Fisher, président de Fischer Investments, dans une opinion publiée fin décembre dans "La Libre".