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Karine Lalieux au sujet du 2ème pilier des pensions : "Je ne peux pas accepter que l'inégalité résulte de ce régime"

En suggérant de modifier le système de pensions complémentaires, le Conseil supérieur des finances crée la polémique. De son côté, la ministre des Pensions Karine Lalieux (PS) souhaite une réforme qui mettrait fin au dérapage budgétaire.

Karine Lalieux au sujet du 2ème pilier des pensions : "Je ne peux pas accepter que l'inégalité résulte de ce régime"
©GUILLAUME JC

Certes, ce n'est qu'un mémorandum destiné à alimenter les discussions politiques en vue de la future réforme de l'impôt. Mais la suggestion du Conseil supérieur des finances (CSF) d'adapter le deuxième pilier des pensions - les pensions complémentaires financées en entreprise - afin de financer partiellement la future réforme de l'impôt des personnes physiques (IPP), d'ici à 2024 selon la déclaration gouvernementale, suscite moult réactions indignées. Surtout sur la suggestion d'obliger les pensionnés à prendre (partiellement ou totalement) la rente, plutôt que le capital, à l'échéance du contrat d'assurance de groupe. Le CSF justifie cette proposition en affirmant que "la logique d'un système de pension, et plus particulièrement l'objectif d'assurer une couverture du risque de longévité avec un tel système, exige que les paiements soient effectués sous forme de rente. Ainsi, les règles généralement applicables en matière de progressivité des taux d'imposition des personnes physiques s'appliqueraient également aux pensions complémentaires". En d'autres mots, si le pensionné meurt quelques mois après la prise de la retraite, les rentes cessent d'être versées.

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