Icon payantArticle réservé aux abonnés

Les Vingt-sept mettent toute leur énergie à rester unis face au chantage au gaz russe

Suite à la décision de l'entreprise russe Gazprom de suspendre les livraisons de gaz à la Pologne et à la Bulgarie, prise la semaine dernière, la présidence française du Conseil de l'Union européenne a convoqué une réunion d'urgence des ministres de l'Énergie des Vingt-sept. Double objectif du Conseil qui s'est tenu à Bruxelles ce lundi : serrer les rangs et faire le point sur les préparatifs pour réduire la dépendance européenne au gaz russe.

Les Vingt-sept mettent toute leur énergie à rester unis face au chantage au gaz russe
©AFP

Le mouvement de Gazprom est à la fois un "avertissement" et une "tentative de division", a souligné la commissaire européenne en charge de l'Énergie Kadri Simson, mardi, à l'issue de la réunion. C'est un avertissement parce que Gazprom a coupé les vannes à la société gazière polonaise PGNiG et à Bulgargaz car celles-ci avaient refusé de respecter le décret russe qui exige des "pays inamicaux" qu'ils s'acquittent désormais de leur facture de gaz en roubles. Or, 97 % des contrats prévoient que ce paiement s'effectue en euros ou en dollars, rappelle la Commission. C'est une tentative de division parce que la crainte de tomber à court de gaz est susceptible de conduire certains pays de l'UE à se plier aux exigences russes, alors que plusieurs compagnies doivent payer Gazprom en mai. La Hongrie et la Slovaquie, qui sont extrêmement dépendantes du gaz russe, avaient chacune laissé entendre plus tôt dans la semaine qu'elles étaient disposées à payer leur gaz en roubles. D'Italie sont aussi parvenus des messages ambigus à ce sujet.

Pour accéder à cet article, veuillez vous connecter au réseau internet.
Vous êtes hors-ligne
Connexion rétablie...