L'OCDE affiche un tableau bien noir pour la rentrée
Les pays proches de la guerre en Ukraine subissent un ralentissement très important.
- Publié le 29-08-2022 à 12h00
- Mis à jour le 29-08-2022 à 17h13

Au deuxième trimestre de cette année, le produit intérieur brut (PIB) des pays membres de l'OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) a progressé de 0,3 % en glissement trimestriel, selon la dernière analyse diffusée lundi par l'organisme international. Un chiffre peu enthousiasmant qui cache, de plus, de profondes disparités. Ainsi, sur le trimestre écoulé, les pays les plus proches de l'Ukraine en guerre, montrent les signes clairs d'un ralentissement bien plus prononcé.
Ainsi, l'Allemagne, moteur économique de l'Europe, a-t-elle vu son PIB passer de 0,8 % de croissance à 0,1 %. La Pologne est passée d'une croissance de 2,5 % à une contraction de 2,3 %. La Lettonie (-1,4 %) et la Lituanie (-0,4 %) sont également passées en zone de contraction. La Hongrie a ralenti passant de +2,1 % à +1,1 %. La croissance du PIB a également été négative de 0,1 % aux États-Unis et au Royaume-Uni, en raison de la remontée des taux d'intérêt menée afin de lutter contre l'inflation.
En revanche, expose l'OCDE, la croissance est devenue positive en France, (+0,5 %), aux Pays-Bas (+2,6 %), en Suède (+1,4 %) en Espagne (+1,1 %) ainsi qu'en Norvège, au Danemark et en Finlande. La Belgique a vu la croissance de son PIB passer sur la même période de 0,5 % à 0,2 %.
Des marchés tout aussi déprimés
Après la sortie pessimiste du patron de la Réserve fédérale américaine vendredi à propos de l'inflation, et la promesse d'une poursuite douloureuse de la hausse de ses taux d'intérêt de référence, on avait assisté à un net coup de froid sur les marchés d'actions, surtout aux États-Unis, avec des chutes de 3,03 % du Dow Jones et de 3,94 % du Nasdaq où se traitent les plus grosses capitalisations américaines.
Lundi en fin de journée, les places européennes étaient toutes dans le rouge, alors que la correction semblait ralentir à New York. On observait aussi un début de correction à la baisse à Amsterdam, les prix des contrats portant sur le gaz naturel cédant près de 16 %, tout en restant à des niveaux stratosphériques. Sur le marché des cryptomonnaies, le bitcoin revenait tout juste au-dessus des 20 000 dollars après son dérapage de vendredi et un passage tout près des 19 000 dollars.
Le message de l'OCDE sur la croissance n'est donc venu ajouter qu'une toute petite couche déprimante à une situation déjà bien sombre. D'autant que, pour ne rien arranger, l'organisme international a mis en évidence la progression continue des subventions aux énergies fossiles, accentuée par la hausse des prix des carburants, notamment liée au conflit en cours en Ukraine.
