En 2022, le Belge avait continué de rouler malgré la flambée des prix
La demande d'essence et de diesel risque de se maintenir, en dépit de la hausse des prix.
- Publié le 08-04-2026 à 18h30
- Mis à jour le 08-04-2026 à 19h25

Les Belges sont encore très vulnérables aux conflits qui peuvent éclater un peu partout dans le monde.
Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, le prix maximum du diesel est ainsi passé de 1,758 euro à 2,489 euros par litre. Pour un plein de 50 litres, cela se traduit par un prix de 124,45 euros, au lieu de 87,9 euros avant la guerre (+ 42 %).
Cette envolée des prix à la pompe se produit alors que bon nombre de Belges n'ont pas d'alternative à la voiture pour se rendre au travail.
Lors de la précédente crise énergétique de 2022, en lien avec l'invasion de l'Ukraine par la Russie, on avait d'ailleurs constaté que les Belges avaient quasiment maintenu inchangée leur consommation de carburants.
En 2019, dernière année normale avant la pandémie de coronavirus, la consommation nationale de carburants s'était élevée à 10,45 milliards de litres. Durant l'année 2022, marquée par une flambée des prix à la pompe, la consommation n'était retombée qu'à 10,14 milliards de litres (-3 %). Et cela, alors que l'usage accru de la voiture électrique et que l'élargissement du télétravail expliquent déjà une partie de la baisse.
Bref, le Belge reste dépendant de sa voiture, quels que soient les prix à la pompe. Une solution pourrait être de passer à la voiture électrique, alors que les prix de l'électricité sont nettement moins affectés par la crise énergétique actuelle.
L'accord intervenu ce mercredi, entre l'Iran et les États-Unis, pourrait aussi soulager les automobilistes. Le baril de brent est en effet repassé sous la barre symbolique des 100 dollars, ce qui devrait se traduire par une baisse du prix maximum de l'essence et du diesel dans quelques jours.
"Il faudra peut-être attendre ce week-end, voire lundi, commente Jean-Benoît Schrans, responsable de la communication d'Energia, la fédération pétrolière belge. Quand le prix du baril monte, il faut attendre quelques jours pour que les prix à la pompe montent. C'est la même chose quand le prix du baril baisse".
Un élément important à surveiller est ce qu'il se passera après l'expiration de l'accord autorisant la reprise du trafic dans le détroit d'Ormuz durant deux semaines. Il faudrait en effet que la trêve dure plus longtemps pour permettre aux prix de l'énergie de baisser durablement.
