"Je suis très gênée d'aller faire le plein"
La situation géopolitique pèse sur les prix des carburants et des énergies. Voici comment les conducteurs belges s'y adaptent.

- Publié le 08-04-2026 à 18h33
- Mis à jour le 09-04-2026 à 07h06

La hausse du prix des carburants n'a pas eu d'impact significatif sur les habitudes de conduites de Coline. "Presque tous les jours", elle utilise sa voiture de société pour se rendre sur son lieu de travail et pour se rendre à ses multiples rendez-vous hebdomadaires.
Le contexte géopolitique actuel a tout de même son impact : son entreprise a formulé une série de recommandations, "des bons réflexes d'éco-conduite", qui permettraient d'économiser jusqu'à 20% de carburant. Il lui est donc conseillé notamment de privilégier des itinéraires courts, d'adopter une conduite souple – "sans accélération brusque ni freinage inutile" -, d'anticiper le trafic pour maintenir une vitesse stable ou encore de respecter strictement les limitations de vitesse.

D'autres recommandations liées à son véhicule ont été formulées. Il s'agit de vérifier régulièrement la pression de ses pneus, d'éviter les charges inutiles, d'utiliser la climatisation de manière raisonnée ou encore de couper le moteur en cas d'arrêt prolongé.
Autant de conseils que Coline pratiquait déjà au quotidien. "Mais aujourd'hui, je réfléchis vraiment à ce que mes trajets soient rentabilisés, et j'évite de sortir ma voiture pour de petites courses", explique cette jeune Brabançonne, qui admet accorder une attention particulière au fait de démarrer bien à l'heure de chez elle pour ses rendez-vous "afin de ne pas devoir accélérer pour arriver à temps". Et de conclure : "Je suis très gênée d'aller faire le plein : 25 litres pour 60 euros, c'est vraiment craqué".