Meta compte licencier des milliers d'employés "sous-performants"
La maison-mère de Facebook, Meta Platforms, compte licencier des milliers d'employés jugés "sous-performants" pour les remplacer dans le courant de l'année, a annoncé le CEO Mark Zuckerberg dans une note envoyée aux collaborateurs, indique mardi l'agence de presse financière Bloomberg.

- Publié le 14-01-2025 à 18h18
- Mis à jour le 14-01-2025 à 20h30

Selon l'agence, qui a pu consulter le mémo, cela concernerait 5% du personnel, soit 3.600 personnes sur les 72.000 qu'employait Meta en septembre.
"J'ai décidé de placer la barre plus haut en ce qui concerne les prestations et de laisser partir plus vite ceux qui ne sont pas assez bons", a écrit Zuckerberg. Il précise que les employés concernés se verront offrir une "généreuse indemnité de départ".
Meta avait déjà remercié plusieurs milliers d'employés en 2023, décrétée "année de l'efficacité" au sortir de la pandémie.
Licencier une partie des salariés en fonction des performances est une pratique courante dans les grandes entreprises américaines. Une décision similaire a été annoncée au sien de Microsoft la semaine dernière, d'après Business Insider, concernant moins de 1% des employés du groupe informatique.
La décision de Meta s'inscrit cependant dans une série d'annonces visant à transformer le géant des réseaux sociaux à l'ère de Donald Trump et d'Elon Musk.
La semaine dernière, Mark Zuckerberg a mis fin à son programme de fact-checking (vérification des faits) aux États-Unis, conçu pour lutter contre la désinformation sur ses plateformes, et considéré comme de la "censure" contre les conservateurs par la droite américaine.
A la place des organisations indépendantes, les utilisateurs pourront ajouter du contexte à certaines publications, comme sur X, le réseau d'Elon Musk.
Le dirigeant a aussi mis fin aux programmes conçus pour favoriser la diversité du personnel, et les règles de modération des contenus sur Facebook et Instagram ont été assouplies: davantage d'insultes et d'appels à l'exclusion des femmes et des personnes LGBT+ des institutions sont désormais autorisés.
Ces deux décisions sont aussi alignées avec les opinions politiques de Donald Trump, qui sera à nouveau président lundi, et de son allié Elon Musk.