Les compagnies aériennes veulent limiter la consommation d'alcool avant d'embarquer: pas plus de deux verres avant de prendre l'avion
Michael O'Leary veut contrôler la consommation d'alcool dans les aéroports en imposant un tampon sur la carte d'embarquement pour chaque verre consommé.
- Publié le 15-01-2025 à 14h42
- Mis à jour le 15-01-2025 à 14h43

Le nombre croissant de problèmes liés à l'alcool à bord des avions pousse Ryanair et d'autres compagnies à vouloir contrôler la consommation d'alcool dans les aéroports afin d'éviter l'embarquement de passages éméchés ou ivres. Pour Michael O'Leary, patron de la compagnie irlandaise, une solution simple existe : contrôler la consommation dans les aéroports en imposant un tampon sur la carte d'embarquement pour chaque consommation de boisson alcoolisée. Avec un maximum de deux tampons sous peine de se voir refuser l'embarquement.
Une mesure radicale déjà avancée par le passé par Michael o'Leary et qui refait surface suite à un énième incident à bord d'un vol Ryanair en route vers Lanzarote et qui avait dû effectuer un atterrissage d'urgence à Porto. Une affaire coûteuse pour la compagnie aérienne qui avait dû envoyer d'autres pilotes à Porto et héberger tous les passagers dans un hôtel pour une nuit.
Plusieurs soucis en plein vol à cause de l'alcool
Ryanair n'est pas la seule compagnie à faire face à ce problème. Récemment, un pilote d'Easyjet a même fait demi-tour après que l'équipage se soit battu avec un groupe d'amis alors qu'il se rendait à Tenerife pour un week-end entre célibataires. Eux aussi se sont avérés dans un état d'ébriété avancé. Cet été, Transavia a poursuivi en justice toute une équipe de football amateur néerlandaise qui avait complètement perturbé un vol vers la Crète.
Ryanair, Easyjet mais aussi l'irlandais Aer Lingus en ont tellement marre des problèmes de passagers ivres qu'ils demandent à l'industrie aéronautique européenne des règles strictes. Outre les listes noires des passagers s'étant rendu coupables d'un comportement déplacé, la proposition de la limitation des boissons alcoolisées autorisées avant d'embarquer semble la plus acceptable et facile à mettre en œuvre pour les compagnies. "Nous ne comprenons pas pourquoi cette restriction n'a pas été introduite il y a longtemps, car elle garantit un comportement meilleur et plus sûr des passagers", a déclaré un porte-parole de Ryanair.
De son côté Ryanair s'engage également à suivre cette politique à bord de ses avions. Elle ne vendra pas plus de deux boissons alcoolisées par passager sur les vols. "De toute façon, nous limitons depuis un certain temps la vente d'alcool à bord."
L'Autorité aéronautique européenne (AESA) ne serait pas opposée à des règles plus strictes. Il y a deux ans, elle avait déjà lancé la campagne "Pas sur mon vol" en raison de l'agression croissante à laquelle le personnel de cabine devait faire face. Selon l'AESA, toutes les trois heures en moyenne un vol en Europe est confronté à un passager dit "perturbateur", qu'il soit ivre ou non.
Le retard de certains vols cause souvent cet état d'ébriété
Du côté des syndicats, on reconnaît que l'alcool est un réel problème dans les aéroports. "Car le scénario le plus récurrent ? Un vol est retardé, certains passagers se rendent au bar de l'aéroport et boivent plus que ce qui leur convient. Il devrait également être de la responsabilité des employés d'un tel bar d'empêcher les gens de se diriger en état d'ébriété vers la porte", indique Hans Elsen, du syndicat ACV à nos confrères du Nieuwsblad.
