Lotus Bakeries : après l'euphorie boursière, place à la réalité
Zoom | La société affiche une valorisation plus raisonnable de plus de 35 fois le bénéfice net attendu pour 2025.
- Publié le 01-08-2025 à 18h05

Lotus Bakeries a été pendant longtemps la plus belle histoire de croissance de la place bruxelloise, avec un titre qui a progressé de manière quasi-ininterrompue pendant plus de 10 ans jusqu'en octobre 2024. Après avoir touché un record à plus de 12500 euros, le cours du biscuitier s'est toutefois effondré de plus de 40 %, pour atteindre un plus bas à 7230 euros durant le mois écoulé.
Durant la longue période de hausse, la valorisation avait atteint des niveaux extravagants, à plus de 50 fois le bénéfice attendu. À l'époque, plusieurs analystes avaient déjà signalé que le cours ne laissait pas de marge pour une déception, et l'annonce d'un ralentissement de la croissance en 2025 et 2026 en raison d'une capacité de production utilisée à son maximum a été le catalyseur de la correction boursière. La construction de la troisième unité de production pour Lotus Biscoff (prévue pour le premier semestre 2026 en Thaïlande) devrait en principe permettre de retrouver une marge de manœuvre pour une réaccélération du chiffre d'affaires.
Pour les exercices 2025 à 2027, le consensus s'attend à une progression annualisée du chiffre d'affaires et du résultat net par action autour de 10 % par an, soit des niveaux acceptables mais qui nécessitaient un ajustement de la valorisation. Sur base de ces nouvelles hypothèses, Lotus Bakeries affiche une valorisation de plus de 35 fois le bénéfice net attendu pour l'année en cours, ce qui semble aujourd'hui plus raisonnable. Avec trois avis favorables sur sept analystes, et un objectif moyen qui est en recul très progressif depuis octobre 2024, le marché est dans l'attente d'indications plus positives de la part de la direction, comme le montre la hausse de note vers "acheter" annoncée ce vendredi par Kepler Cheuvreux avant la publication des résultats semestriels ce vendredi 8 août.
Retour sur Amazon (numéro du 26 juillet) :
Les résultats du deuxième trimestre (publiés jeudi soir après la clôture) ont constitué une petite déception, notamment au niveau de la croissance dans le cloud (Amazon Web Services), où le groupe de Jeff Bezos semble être en train de perdre du terrain face à Microsoft et d'Alphabet (Google) qui ont publié des chiffres supérieurs aux attentes dans cette activité. Les marges de cette unité sont également ressorties sous les attentes du marché. En conséquence, le titre a ouvert en baisse de près de 7 % ce vendredi.
