Un vendredi calme pour le Black Friday

Les places boursières évoluaient "calmement" ce vendredi, après la pause de Wall Street pour Thanksgiving.

PALM BEACH, FLORIDA - NOVEMBER 27: President Donald Trump participates in a call with U.S. service members from his Mar-a-Lago club in Florida on Thanksgiving Day on November 27, 2025 in Palm Beach, Florida.   Pete Marovich/Getty Images/AFP (Photo by Pete Marovich / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP)
La pause pour Thankgiving aux Etats-Unis a ralentit les places boursières mondiales. ©2025 Getty Images

Les Bourses mondiales évoluent sans tendance forte vendredi après la pause de Thanksgiving à Wall Street, le calme prenant le pas sur l'enthousiasme autour d'un accord de paix en Ukraine et d'une baisse des taux aux Etats-Unis.

Dans les premiers échanges européens, la Bourse de Paris prenait 0,01% et Londres 0,12% quand Francfort cédait 0,12% et Milan reculait de 0,18%. À Bruxelles, le Bel 20 perdait 0,19%.

"L'ensemble des actifs risque de rester en mode +pause+ après une semaine marquée par l'espoir d'une baisse des taux de la Fed (la Réserve fédérale américaine, ndlr) et par un regain d'appétit pour le risque", commente John Plassard, responsable de la stratégie d'investissement chez Cité Gestion Private Bank.

Légère montée à Bruxelles, dans une Europe en pause

"La probabilité d'une baisse des taux par la Fed est passée de moins de 30% à 85%, donnant au monde un peu d'air tandis que les États-Unis partaient pour Thanksgiving", relève Ipek Ozkardeskaya, analyste de Swissquote Bank.

La Bourse de New York, qui donne souvent le "la" sur les marchés mondiaux, était fermée jeudi en raison du jour férié de Thanksgiving, et n'ouvre que pour une demi-séance vendredi.

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"Il y a eu quelques titres supplémentaires concernant les discussions de paix en Ukraine, même si rien n'a été véritablement déterminant pour les marchés"

Les investisseurs gardent également un oeil sur la guerre en Ukraine. "Il y a eu quelques titres supplémentaires concernant les discussions de paix en Ukraine, même si rien n'a été véritablement déterminant pour les marchés", note Jim Reid, économiste à la Deutsche Bank.

Le président russe Vladimir Poutine a affirmé jeudi que Moscou "cessera les hostilités" en Ukraine si les forces de Kiev acceptent de se retirer des territoires dont la Russie revendique l'annexion, faute de quoi l'armée russe les prendra "par la force".

Ces déclarations interviennent alors que les Etats-Unis ont présenté la semaine dernière un plan visant à mettre fin à la guerre, lancée en 2022, qui a été perçu comme largement favorable aux demandes du Kremlin. Ce texte a été amendé le week-end dernier après des consultations avec les Ukrainiens et doit désormais être présenté à Moscou.

Ailleurs, "les marchés d'actions asiatiques sont majoritairement en baisse (...) alors que le rebond des valeurs technologiques perd de son élan", relève Jim Reid.

A Séoul, l'indice Kospi a décroché de 1,51%. A Tokyo, l'indice vedette Nikkei a terminé en timide hausse de 0,17% et à Hong Kong, l'indice Hang Seng perdait 0,19% dans les derniers échanges.

L'or profite des attentes de baisses de taux

Le cours de l'or se stabilise avec les attentes de plus en plus fortes de baisses de taux de la Fed. Vers 08H30, l'once d'or (31,1 g) prenait 0,13% à 4.162 dollars.

"Les baisses de taux ont généralement pour effet de soutenir le prix de l'or, un actif non rémunérateur", explique Patrick Munnelly, de Tickmill Group, car elles sont susceptibles de faire baisser les rendements du dollar et des bons du Trésor américain, valeurs refuges concurrentes de l'or.

Le pétrole monte doucement avant l'Opep

Le pétrole "est mieux soutenu à l'approche du week-end de la réunion de l'Opep", l'Organisation des pays exportateurs de pétrole, et ses alliés de l'Opep+, note Ipek Ozkardeskaya.

L'essence et le diesel devraient légèrement augmenter, avant "une plus forte hausse de 10%"

"L'Opep devrait réitérer son intention de suspendre les augmentations de production" pour alléger la pression sur les prix du brut, qui ont baissé cette année "malgré de nombreuses baisses de taux des grandes banques centrales et un dollar américain plus faible", deux facteurs qui soutiennent habituellement les prix, poursuit-elle.

"Cela signifie qu'une offre abondante de la part de l'Opep et des pays (hors de l'alliance) a pesé davantage sur la dynamique des prix", note Mme Ozkardeskaya. Le groupe sait que "s'il veut soutenir les prix en baisse, il doit restreindre la production".

Vers 07H30 GMT, le prix du baril de Brent de la mer du Nord prenait 0,35% à 63,56 dollars et le WTI américain gagnait 0,73% à 59,08 dollars.

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