Airbus fait piquer Paris du nez
Les Bourses européennes ouvrent toutes dans le rouge ce lundi.
- Publié le 01-12-2025 à 10h25
- Mis à jour le 01-12-2025 à 11h08

Les Bourses mondiales évoluent majoritairement dans le rouge lundi, gagnées par la prudence avant une série d'indicateurs économiques aux Etats-Unis qui seront déterminants pour la prochaine décision sur les taux de la Réserve fédérale américaine (Fed).
En Europe, vers 8H15 GMT, dans les premiers échanges, Paris cédait 0,54%, Francfort 0,64% et Londres 0,15%. Milan perdait 0,34%. À Bruxelles, le Bel20 perdait 0,032%.
La Chine, seule rescapée en Asie ?
En Asie, Tokyo a cédé 1,89%. Seules les Bourses chinoises évoluaient en hausse: dans les derniers échanges, Hong Kong prenait 0,49% et Shanghai 0,65%, portées par la publication dimanche d'une activité manufacturière en novembre en légère amélioration sur un mois.
Cette semaine, l'attention des investisseurs sera focalisée sur des données macroéconomiques, sur fond de "doutes sur la trajectoire de l'économie américaine", estime John Plassard, responsable de la stratégie d'investissement chez Cité Gestion Private Bank.
Premier rendez-vous ce lundi, avec les chiffres de l'ISM Manufacturier pour novembre aux Etats-Unis. Suivra ensuite le rapport mensuel sur les créations d'emplois dans le secteur privé pour la même période. Et enfin, vendredi, la très attendue inflation en septembre.
Les acteurs du marché tenteront de déceler dans ces données des signes d'un ralentissement de l'activité et de l'inflation qui pourraient justifier une baisse des taux de la banque centrale américaine lors de sa réunion des 9 et 10 décembre.
Les invetisseurs font massivement le pari d'un recul de 0,25 point de pourcentage. Cet optimisme a fait grimper les Bourses mondiales la semaine passée.
"Des inquiétudes persistent quant au fait que la Fed pourrait se précipiter vers une baisse des taux sans disposer de données solides"
Mais le doute commence à nouveau à gagner du terrain: "la question est de savoir si nous n'avons pas trop anticipé la perspective d'assouplissement", estime Stephen Innes de SPI Asset Management.
D'autant que la publication de plusieurs indicateurs clés a été retardée en raison de la paralysie budgétaire ("shutdown") de 43 jours qui a touché le pays et certaines données ne verront jamais le jour.
Ainsi, "des inquiétudes persistent quant au fait que la Fed pourrait se précipiter vers une baisse des taux sans disposer de données solides", prévient Ipek Ozkardeskaya, analyste de Swissquote Bank.
Dans ce contexte, le dollar restait stable face à la monnaie unique européenne, à 1,1608 dollar pour un euro (-0,08%).
En Europe aussi, les indicateurs seront à l'honneur, avec la publication lundi des indices d'activités PMI manufacturiers pour novembre en Italie, en France et en Allemagne. Suivra l'inflation en zone euro mardi pour la même période.
La Banque centrale européenne (BCE) se réunit elle le 18 décembre prochain.
Hausse des taux attendue au Japon
De l'autre côté du Pacifique, les attentes d'une hausse de taux de la Banque du Japon (BoJ) lors de sa réunion des 18-19 décembre ont bondi après des déclarations lundi matin du gouverneur de l'institution, laissant entendre qu'il penchait dans cette direction.
Dans la foulée de ces déclarations, les taux d'intérêt des obligations japonaises à échéance deux ans, plus sensibles à la politique monétaire, ont logiquement grimpé, dépassant 1%, au plus haut depuis 2008. A échéance dix ans, elles atteignaient 1,87%, contre 1,80% vendredi.
Le yen a lui aussi gagné du terrain, prenant 0,48% face au dollar à 155,43 yens pour un dollar.
Le bitcoin plonge
Le bitcoin plongeait de 5,20% vers 8H10 GMT, ce qui met une fin à sa reprise entamée la semaine passée.
Le contexte général de prudence plombe les actifs les plus risqués, au premier rang desquels la star des cryptomonnaies. Elle est descendue sous la barre des 86.000 dollars dans la nuit. Le bitcoin se négociait pour 86.436 dollars.
Logiciel défaillant chez Airbus
Le constructeur aéronautique Airbus (-2,13% à 200,10 euros à Paris) a annoncé vendredi le rappel de quelque 6.000 avions A320, pour remplacer en toute urgence un logiciel de commande vulnérable aux radiations solaires, après un incident fin octobre aux Etats-Unis.
Lundi matin, moins de 100 appareils restaient immobilisés, a indiqué le groupe.
