"Les prix du pétrole progressent fortement alors que le marché s'inquiète d'une action imminente des États-Unis contre l'Iran"
Le cours du baril de pétrole a atteint son plus haut niveau depuis six mois ce jeudi.

- Publié le 19-02-2026 à 16h03
- Mis à jour le 19-02-2026 à 16h05

La Bourse de New York a ouvert en baisse jeudi, les investisseurs accueillant une nouvelle série de résultats d'entreprises - dont ceux du géant des hypermarchés Walmart - sur fond d'attentisme avant la publication de données macroéconomiques clés.
Dans les premiers échanges, le Dow Jones reculait de 0,37%, le Nasdaq perdait 0,52% et l'indice élargi S&P 500 abandonnait 0,35%.
Les résulats de Walmart, conformes aux attentes
Le géant américain de la grande distribution Walmart a annoncé jeudi des résultats conformes aux attentes au quatrième trimestre de son exercice décalé 2026, marqués une nouvelle fois par un bond des ventes sur internet dans le monde entier.
Son chiffre d'affaires a notamment progressé de 5,6% sur le trimestre à 190,7 milliards de dollars et de 4,7% sur l'année à 713,2 milliards.
Mais, au vu des prévisions dévoilées jeudi, le groupe s'attend à un ralentissement de son rythme de croissance: ses ventes sont attendues en hausse de 3,5% à 4,5% sur l'exercice en cours.
A l'ouverture de Wall Street, le groupe gagnait plus de 2%.
Le pétrole au plus haut depuis 6 mois
Le cours du baril de pétrole américain a atteint jeudi son plus haut niveau depuis six mois, le marché revoyant à la hausse le risque d'une intervention américaine en Iran, en raison d'un ton plus offensif entre Washington et Téhéran et du déploiement militaire massif des Etats-Unis.
Vers 13H45 GMT (14H45, heure de Bruxelles), le baril de West Texas Intermediate, référence américaine, gagnait 2,19% à 66,62 dollars, après avoir touché 66,71 dollars, au plus haut depuis août dernier. Le Brent de la mer du Nord prenait, lui, 2,00% à 71,76 dollars.
"Les prix du pétrole progressent fortement alors que le marché s'inquiète de plus en plus d'une action imminente des États-Unis contre l'Iran", commentent Warren Patterson et Ewa Manthey, analystes pour ING.
Les cours du brut, qui avaient fortement augmenté mercredi, restaient en petite hausse jeudi vers 13H00 GMT, le baril de Brent de la mer du Nord gagnant 1,42% à 71,35 dollars, et celui de WTI américain prenant 1,58% à 66,22 dollars.
Le chef de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique, Mohammad Eslami, a affirmé jeudi qu'aucun pays ne pouvait priver Téhéran de son droit à l'enrichissement nucléaire, dans un contexte de tensions avec Washington.
"Bien que les discussions à Genève entre les États-Unis et l'Iran (sur un potentiel accord sur le nucléaire iranien) aient été constructives, le vice-président américain JD Vance a déclaré que l'Iran ignorait des demandes clés des États-Unis", expliquent les analystes d'ING.
"Le regain de tensions géopolitiques entre les États-Unis et l'Iran se répercute désormais clairement sur les prix", note Daniela Hathorn, analyste de Capital.com.
Le principal risque en cas d'escalade militaire est celui du blocage du détroit d'Ormuz, par lequel transite 20% de la production mondiale d'or noir, mais aussi le sort des infrastructures d'hydrocarbures de l'Iran, l'un des dix premiers producteurs de pétrole au monde.