Vous cherchez un kot étudiant ? Attention aux nombreuses arnaques…
Trouver un kot étudiant relève de plus en plus souvent du parcours du combattant.
- Publié le 23-06-2023 à 09h02
- Mis à jour le 23-06-2023 à 09h35

Entre l'envolée des prix, les nombreux logements de mauvaise qualité et la pénurie générale de logements étudiants, le chemin est souvent semé d'embûches.
Virginie, maman d'une élève de sixième secondaire témoigne :
"A la recherche d'un kot pour ma fille pour la rentrée de septembre, j'ai rejoint plusieurs groupes Facebook qui se sont spécialisés dans le partage de petites annonces et je suis tombée sur de nombreuses arnaques : des annonces alléchantes qui donnent l'impression d'être de bonnes affaires mais s'avèrent foireuses. Généralement ça se passe de cette manière : après un premier échange via Facebook, je suis redirigée vers une adresse email et après plusieurs échanges, le soi-disant propriétaire du kot me demande de lui fournir une copie de carte d'identité et de payer un acompte en guise de sérieux, ce que j'ai bien sûr refusé", explique-t-elle.
Pourtant, de prime abord, rien ne laisse penser qu'il s'agit de fausses annonces.
"Ce ne sont pas des profils qui viennent d'être créés donc tu te dis que tu peux avoir confiance mais en fouillant un peu, tu te rends compte que les mêmes photos reviennent d'annonce en annonce et que certains logements soi-disant situés à Bruxelles sont en réalité à Paris ou ailleurs", poursuit Virginie.
Comment éviter les pièges?
L'association InforJeunes prodigue des conseils pour éviter les pièges. La Libre Etudiant avait également répertorié 6 questions à se poser avant de louer un kot.
"Notre premier conseil : se méfier des annonces trop belles pour être vraies. Le marché des kots est très tendu, il y a inadéquation entre l'offre et la demande donc si vous trouvez un annonce pour un appartement entier pour 300 ou 400 euros la méfiance est de mise. Il faut savoir que la moyenne, c'est 400 euros pour une chambre dans un logement partagé donc un logement entier pour 300 euros, ce n'est pas crédible", explique Pierre Targnion, chargé de communication pour l'association
L'association recommande par ailleurs de faire très attention à la source de l'annonce. "Il y a beaucoup plus de risques d'arnaques sur Facebook que sur un site comme Hellokot.be par exemple. Inforjeunes.be propose aussi une série de kots dont les annonces ont été vérifiées."
Enfin, un conseil essentiel : ne jamais effectuer de payement tant qu'un bail n'a pas été signé, quels que soient les motifs invoqués par les (pseudo)propriétaires.
