Droits de douane de Donald Trump: "On peut redouter des effets en Belgique"
Comme tous les matins dans le "Café sans filtre", Maxime Binet reçoit un invité en lien avec l'actualité belge et mondiale, sur le plateau de LN24 et LNRadio.
- Publié le 03-04-2025 à 09h18
- Mis à jour le 03-04-2025 à 10h34

Ce jeudi 3 avril, Maxime Binet accueillait Etienne de Callataÿ, économiste et fondateur d'Orcadia Asset Management, afin d'évoquer le sujet chaud de la journée : le nouveau plan économique de Donald Trump à propos des taxes douanières.
Ce mercredi soir, le Président américain a annoncé une série de mesures commerciales sous la forme de droits de douane très lourds, en particulier contre l'Asie et l'Union européenne. Cette décision outre-Atlantique aura-t-elle un énorme impact sur notre économie ? Etienne de Callataÿ ne s'inquiète pas trop.
"Une guerre commerciale est possible mais j'aurais plutôt tendance à ne pas paniquer. Il faut réagir de manière ferme du côté européen, ainsi que pour les autres partenaires des Etats-Unis. Il ne faut pas penser que c'est la porte ouverte à une récession ou une dépression profonde. On pourrait avoir à l'esprit les mesures protectionnistes prises à la fin des années 1920, mais cela me semble largement excessif, détaille l'invité du jour qui ajoute un élément important : les USA vont autant en souffrir que le reste du monde. Ce que Monsieur Trump ne semble pas percevoir, c'est que nous sommes avec un gâteau économique qui peut grandir ou diminuer. On n'est pas dans le cas de savoir qui récupère le plus grand morceau, mais bien que le gâteau peut rétrécir. Et avec une guerre commerciale cela devient le cas. Cela sera à la fois pénible pour les Etats-Unis et pour le reste du monde."
Pour ce qui est de l'impact ressenti pour les Belges, il est encore difficile d'en calculer précisément les conséquences. "Tout dépendra de la réactions des autorités européennes, des consommateurs européens et américains. On a vu une partie du Canada commencer à boycotter les produits américain. Malheureusement il y a plus à perdre pour nous car notre balance commerciale pour les marchandises est positive. Ce qui veut dire que nous vendons plus de marchandises que nous leur en achetons... Il y a donc des effets à redouter."
