Course aux top jobs européens: la situation juridique de Costa doit être clarifiée, selon Donald Tusk
Le Premier ministre polonais Donald Tusk a loué lundi les compétences de l'ancien Premier ministre portugais Antonio Costa, qui fait figure de favori pour succéder à Charles Michel à la présidence du Conseil européen. Mais la situation juridique du Portugais doit être clarifiée, a-t-il nuancé.

- Publié le 17-06-2024 à 17h17

"Je me souviens d'Antonio Costa comme d'un bon collègue au Conseil européen, et un Premier ministre plutôt efficace", a commenté M. Tusk, en marge d'une réunion du PPE à Bruxelles. Le Polonais a présidé le Conseil européen entre les mandats d'Herman Van Rompuy et de Charles Michel. Antonio Costa "a certainement les compétences, mais nous devons clarifier le contexte juridique", a-t-il ajouté, quelques heures avant le début d'un dîner informel des chefs d'État et de gouvernement chargé d'aborder la répartition des "top jobs", à Bruxelles.
Vainqueur des élections européennes, le Parti populaire européen (PPE, conservateurs pro-européens) est en bonne position pour confirmer sa candidate principale, Ursula von der Leyen, pour un second mandat de cinq ans, ainsi que la Maltaise Roberta Metsola pour un nouveau mandat à la tête du Parlement européen.
Dans ce scénario, la présidence du Conseil européen, le cercle des chefs d'État et de gouvernement des Vingt-sept, pourrait revenir aux sociaux-démocrates, arrivés deuxièmes aux élections européennes. Antonio Costa appartient à cette famille. Il a dirigé le Portugal de 2015 à cette année, mais a dû démissionner après avoir été cité dans une enquête pour trafic d'influence dans la construction d'un centre de données dans la ville côtière de Sines. Le Portugais n'est pas inculpé, mais l'enquête court encore.
Les chefs d'État et de gouvernement de l'UE doivent nommer le président du Conseil européen à la majorité qualifiée, pour un mandat de 2,5 ans, renouvelable une fois. Le mandat de Charles Michel se termine en décembre. La répartition des postes devrait se jouer au consensus des dirigeants chrétiens-démocrates (PPE), sociaux-démocrates (S&D) et libéraux-centristes (Renew). Ces derniers pourraient obtenir le poste de Haut représentant de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité. La Première ministre estonienne Kaja Kallas est citée pour succéder à Josep Borrell.
