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Municipales 2026: à gauche comme à droite, des partis affaiblis face aux forces radicales

Hormis les partis situés à chaque bout de l'échiquier politique, les autres traversent une période de turbulence après les élections municipales, traduisant leur nervosité à l'approche du scrutin présidentiel.

Laurent Dupuis
Le Havre's incumbent mayor and Horizons party candidate for his re-election Edouard Philippe delivers a speech after winning the second round of France's 2026 municipal elections at the townhall of Le Havre, Normandy, on March 22, 2026. (Photo by Lou BENOIST / AFP)
Édouard Philippe (photo), Gabril Attal et Gérald Darmanin tentent encore de s'unir au coeur du bloc central. ©AFP or Licensors

Le Rassemblement national (RN) et l'Union des droites pour la République (UDR) d'un côté, et La France insoumise (LFI) de l'autre, ont progressé lors des dernières élections municipales par rapport au scrutin de 2020. Ils mettent toujours plus sous pression les partis de droite et de gauche. Ils traversent aujourd'hui une période tumultueuse, révélant une réelle anxiété à l'approche du rendez-vous présidentiel du printemps 2027.

La gauche malmenée par LFI

Les secousses les plus fortes se font ressentir au sein de la gauche, au PS surtout. Plusieurs cadres ont critiqué l'absence de ligne et d'autorité de leur premier secrétaire Olivier Faure, qui avait refusé tout accord national entre son parti et LFI entre les deux tours des élections municipales, tout en ne fermant pas la porte à des accords locaux. Des listes PS-LFI ont, la plupart du temps, échoué au second tour, mais le PS ou LFI aurait-il gagné sans fusionner à Toulouse ou à Limoges ? Probablement pas.

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