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La déclaration de David Cameron, un tournant dans la guerre en Ukraine ? "C'est une déclaration très affirmée"

Ce vendredi, le ministre britannique des Affaires étrangères en visite à Kiev déclarait que "l'Ukraine a le droit" de frapper la Russie sur son territoire avec les armements britanniques. Une autorisation toute neuve de la part d'un État occidental fournisseur d'armes. Alain De Neve, Chercheur du Centre d'études de sécurité et défense, éclaire l'impact que pourrait avoir cette déclaration.

Ce vendredi, ministre britannique des affaires étrangères en visite à Kiev déclarait que “l’Ukraine a le droit” de frapper la Russie sur son territoire avec les armements britanniques. Une autorisation toute neuve de la part d’un État occidental fournisseur d’armes.
Ce vendredi, ministre britannique des affaires étrangères en visite à Kiev déclarait que “l’Ukraine a le droit” de frapper la Russie sur son territoire avec les armements britanniques. Une autorisation toute neuve de la part d’un État occidental fournisseur d’armes. ©Aris Messinis

La déclaration de David Cameron signe une nouveauté dans le cadre de la guerre : l'Ukraine est autorisée à utiliser les armes fournies par le Royaume-Uni pour frapper le territoire russe. Une première, car jusqu'ici, les armes en provenance de l'Occident étaient réservées à la défense ukrainienne, non à l'attaque sur le territoire russe.

"Ça se traduisait notamment par des limitations techniques placées sur les armes. Par exemple, un missile de croisière qui, normalement, peut avoir une portée de 500 kilomètres au minimum, voyait sa portée diminuée à 250 ou 300 kilomètres", explique Alain De Neve, Chercheur du Centre d'études de sécurité et défense. "On comprend très vite que l'idée était d'empêcher l'Ukraine de frapper directement le territoire russe. Ici, la musique change", poursuit-il. Pourquoi ? Même si la Russie n'est pas dans une dynamique de conquête majeure, elle grignote jour après jour le territoire ukrainien. "Est-ce que ça implique que les Britanniques ont décidé de revoir les limitations qu'ils avaient placées jusque-là aux forces ukrainiennes ? C'est fort possible", décrypte le chercheur.

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