La CEDH abandonne 879 requêtes individuelles visant la Russie

La CEDH abandonne 879 requêtes individuelles visant la Russie, mais maintient l'examen des affaires liées aux guerres en Ukraine et en Géorgie.

Members of the European Court of Human Rights (ECHR) lead a hearing during which they will decide in three separate cases if states are doing enough in the face of global warming in rulings that could force them to do more, in Strasbourg, eastern France, on April 9, 2024. All three cases accuse European governments of inaction or insufficient action in their measures against global warming. In a sign of the importance of the issue, the cases have all been treated as priority by the Grand Chamber of the ECHR, whose 17 judges can set a potentially crucial legal precedent. (Photo by Frederick FLORIN / AFP)
Members of the European Court of Human Rights (ECHR) lead a hearing during which they will decide in three separate cases if states are doing enough in the face of global warming in rulings that could force them to do more, in Strasbourg, eastern France, on April 9, 2024. All three cases accuse European governments of inaction or insufficient action in their measures against global warming. In a sign of the importance of the issue, the cases have all been treated as priority by the Grand Chamber of the ECHR, whose 17 judges can set a potentially crucial legal precedent. (Photo by Frederick FLORIN / AFP) ©AFP or licensors

La Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) a annoncé jeudi qu'elle cessait d'examiner les cas de personnes dénonçant des violations de leurs droits en Russie, estimant s'être "déjà suffisamment prononcée" à ce sujet.

Un total de 879 requêtes individuelles sont ainsi abandonnées.

Elles portent, entre autres, sur "le traitement de personnalités politiques de l'opposition et de militants démocratiques, la législation répressive, les restrictions apportées à la liberté d'expression, y compris en ligne, les conditions de détention, l'immigration, la liberté de circulation et de réunion, ainsi que la protection des données à caractère personnel", précise l'institution basée à Strasbourg.

La Russie a été exclue en 2022 du Conseil de l'Europe, organisme dont émane la CEDH, à la suite de son invasion de l'Ukraine, mais elle continue d'être tenue pour responsable des faits commis avant cette date.

"La Cour européenne des droits de l'homme n'impose aucun modèle juridique uniforme"

Moscou ne reconnaît aucune des décisions de la CEDH et refuse de payer les amendes en cas de condamnation.

La décision d'abandonner les poursuites est "définitive", selon la Cour, mais elle "ne saurait être interprétée comme exonérant la Russie de sa responsabilité internationale" en matière de droits humains.

Les affaires liées aux guerres menées par la Russie en Ukraine et en Géorgie continuent cependant d'être examinées, précise la Cour.

Les magistrats de la CEDH estiment que "les ressources judiciaires significatives nécessaires (à l'examen des requêtes individuelles) ne sauraient passer pour justifiées".

Mais la Cour se laisse cependant la possibilité de rouvrir un dossier "si elle considère que les circonstances le justifient".

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