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Dans un Iran où la crise s'aggrave, le ramadan va jouer les trouble-fêtes lors du Nouvel an

Les restrictions du mois sacré ne font pas l'affaire des commerçants alors que les ménages sont étranglés par l'inflation et la dévaluation du rial.

A man and a woman walk past a currency exchange shop in Tehran on March 3, 2025. Iran's parliament sacked the country's finance minister on March 2 after impeaching him over soaring inflation and a plunging currency, state television reported. (Photo by Atta KENARE / AFP)
La dévaluation du rial plonge beaucoup d'Iraniens dans les difficultés au quotidien. ©AFP or licensors

Cette année, comme il y a deux ans, le mois sacré de ramadan en Iran englobe la période du Nouvel an persan (Norouz), célébré à partir du 20 mars. Cette concomitance calendaire ne va pas sans contradictions pour les fidèles chiites, qui se trouvent contraints de concilier la pratique du jeûne quotidien et les réjouissances familiales, synonymes entre autres de repas festifs, qui sont traditionnellement au menu de ce long congé (correspondant à nos fêtes de fin d'année). Le contexte politique tendu, dans un Iran dominé par les factions conservatrices et affaibli sur le plan régional, n'est guère propice aux écarts, les autorités faisant respecter en ce début de ramadan la stricte observance des règles.

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