Conflit au Moyen-Orient: les États-Unis envoient de nouveaux avions de combat, tensions entre Trump et Macron

Israël et l'Iran ont échangé barrages de missiles et menaces guerrières pour la cinquième nuit consécutive mardi malgré les appels à la désescalade des grandes puissances. Donald Trump a quant à lui appelé à "évacuer Téhéran immédiatement".

Smoke rises from the building of Iran's state-run television after an Israeli strike in Tehran, Iran, Monday, June 16, 2025. (AP Photo)
Israël et l'Iran ont échangé barrages de missiles et menaces guerrières pour la cinquième nuit consécutive mardi malgré les appels à la désescalade des grandes puissances, Donald Trump appelant face à la confrontation à "évacuer Téhéran immédiatement". ©Copyright 2025 The Associated Press. All rights reserved

Les ennemis jurés ont une fois de plus activé dans la nuit leurs systèmes de défense anti-aérienne alors que Téhéran a promis de bombarder son ennemi juré "aussi longtemps qu'il le faudra" pour mettre fin à l'attaque sans précédent menée depuis vendredi avec l'objectif affiché de l'empêcher de se doter de la bombe atomique. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a de son côté affirmé changer "la face du Moyen-Orient".

Les sirènes d'alerte ont retenti à deux reprises mardi à l'aube dans plusieurs points d'Israël, notamment dans le nord, après que l'armée a annoncé avoir "identifié des missiles lancés depuis l'Iran vers le territoire de l'Etat d'Israël". Mais dans les deux cas, les habitants ont été autorisés à quitter les abris quelques instants plus tard.

Macron estime qu'un changement de régime iranien par la guerre sera synonyme de "chaos"

Le président français Emmanuel Macron a averti mardi que toute tentative de changement de régime en Iran par la guerre entraînerait le "chaos" dans le pays, lors d'un point presse en marge du sommet du G7 au Canada.

Dans la matinée, Donald Trump a considérablement haussé le ton contre Téhéran assurant notamment que les Etats-Unis "savaient exactement où se cachait" le guide suprême iranien Ali Khamenei mais qu'ils ne comptaient pas le tuer "pour le moment".

Benjamin Netanyahou représente la "plus grande menace" pour la région, déclare Erdogan

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a accusé mardi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou d'être la "plus grande menace" au Proche-Orient, au cours d'un entretien téléphonique avec l'émir du Qatar, a rapporté la présidence turque.

Le président Erdogan a ajouté qu'il va "poursuivre ses efforts pour mettre un terme à la spirale de violences et que Netanyahou a de nouveau montré qu'il représentait la plus grande menace à la sécurité dans la région", a ajouté la présidence turque.

Macron tiendra un conseil de défense mercredi à son retour du G7

Le président français Emmanuel Macron a annoncé mardi qu'il présiderait mercredi, à son retour d'un sommet du G7 au Canada, un conseil de défense sur le conflit entre l'Iran et Israël et ses implications pour les ressortissants et bases françaises dans la région.

Ce conseil de défense, le deuxième depuis le début du conflit vendredi, fera le point sur "la sécurité de nos ressortissants, l'adaptation et l'évolution de la menace et d'éventuelles initiatives complémentaires à prendre", a-t-il dit lors d'un point de presse en marge du sommet de Kananaskis.

Macron qualifie de "péripétie" les critiques de Trump, "ça ne m'émeut pas"

Le président français Emmanuel Macron a expliqué mardi qu'il n'était pas ému par les critiques que Donald Trump lui a adressées la veille, qualifiant l'incident de "péripétie", lors d'un point presse au G7 au Canada.

La veille, Donald Trump s'en est pris au chef de l'Etat français sur son réseau Truth Social estimant qu'il ne comprenait "jamais rien", visiblement agacé de voir Emmanuel Macron parler pour lui de ses projets de règlement du conflit entre Israël et l'Iran.

Les États-Unis envoient de nouveaux avions de combat au Moyen-Orient

L'armée américaine envoie encore de nouveaux avions de combat au Moyen-Orient et étend le déploiement d'autres avions militaires, rapporte mardi l'agence de presse Reuters en se basant sur trois fonctionnaires américaines.

Il s'agirait de renforts pour l'armée américaine dans la région, alors que la guerre entre Israël et l'Iran se poursuit. Selon l'un des fonctionnaires, il s'agit de F-16 et de F-22 et F-35 plus modernes. Deux autres responsables ont souligné le caractère défensif du déploiement des avions de combat, qui ont été utilisés pour abattre des drones et des missiles, selon Reuters.

Une série de fortes explosions entendue à Téhéran

De fortes explosions ont été entendues mardi soir à travers Téhéran, ont rapporté des journalistes de l'AFP, au cinquième jour d'une confrontation militaire entre l'Iran et Israël.Les détonations ont été entendues dans les quartiers nord, ouest et du centre de la capitale, selon les journalistes. On ignorait dans l'immédiat si elles étaient dues à des bombardements israéliens ou à des tirs de la défense aérienne iranienne.

Les Affaires étrangères détaillent les routes d'évacuation aux Belges en Israël et Iran

L'escalade militaire entre les deux puissances ennemies a poussé plusieurs pays à organiser l'évacuation de leurs ressortissants. Une telle démarche n'est pas à l'ordre du jour pour les Belges, a précisé un porte-parole des Affaires étrangères. Toutefois, "les routes d'évacuation possibles ont été ajoutées à l'avis de voyage concernant Israël, et il en ira de même pour l'Iran dans les prochaines heures", a expliqué David Jordens. Les Belges sont invités à s'inscrire sur le site Travellers Online, afin que les postes diplomatiques de la région soient au courant de leur présence en Israël, dans les territoires palestiniens, en Iran, au Liban ou encore en Jordanie. D'après les enregistrements effectués auprès des ambassades et consulats généraux, ainsi que sur Travellers Online, environ 10.000 Belges séjournent actuellement en Israël, 3.800 dans les territoires palestiniens, 330 en Jordanie, 280 en Iran et 200 en Irak.

Donald Trump réunit le Conseil de sécurité nationale

Donald Trump réunit mardi son Conseil de sécurité nationale à propos de la guerre qui oppose Israël à l'Iran, a indiqué un représentant de la Maison Blanche sous le couvert de l'anonymat.Cette réunion, qui n'a pas encore commencé selon cette même source, survient alors que le président américain a intensifié sa rhétorique contre l'Iran et son guide suprême Ali Khamenei, suscitant des questions quant à une éventuelle intervention militaire américaine.

"Nous n'allons pas éliminer" Ali Khamenei "pour le moment", dit Trump

Donald Trump a considérablement haussé le ton contre l'Iran mardi, assurant notamment que les Etats-Unis "savaient exactement où se cachait" le guide suprême iranien Ali Khamenei mais qu'ils ne comptaient pas le tuer "pour le moment".

"Nous savons exactement où se cache le soi-disant +guide suprême+. Il est une cible facile mais là il est en sécurité - Nous n'allons pas l'éliminer (le tuer!), du moins pour le moment", a toutefois tonné mardi le président américain sur sa plateforme. "Mais nous ne voulons pas que des missiles soient tirés sur des civils ou des soldats américains. Notre patience arrive à bout".

L'armée iranienne appelle à l'évacuation des habitants des grandes villes israéliennes

Le chef d'état-major des forces armées iraniennes, Abdolrahim Mousavi, a exhorté mardi les résidents des grandes villes israéliennes Haïfa et Tel-Aviv à évacuer, avertissant d'attaques "punitives" imminentes." Des opérations punitives seront bientôt menées", a dit M. Mousavi dans une déclaration vidéo diffusée par la télévision d'État au cinquième jour de la confrontation meurtrière déclenchée vendredi par une attaque massive israélienne. Faisant référence à Israël, M. Mousavi a déclaré que "les résidents des territoires occupés (Israël), en particulier Tel-Aviv et Haïfa, sont fortement encouragés à quitter ces zones pour leur propre sécurité".

Le G7 veut une résolution de la crise en Iran qui ne devra jamais détenir d'arme nucléaire

"Tout le monde devrait évacuer Téhéran immédiatement", a déclaré Donald Trump, qui a quitté prématurément, dès lundi soir, le sommet des pays riches du G7 au Canada, pour se consacrer à l'évolution du conflit, après avoir estimé qu'un "accord" pouvait être trouvé.

Sans appeler à la fin immédiate des hostilités comme les président russe Vladimir Poutine et turc Recep Tayyip Erdogan, les dirigeants du G7 ont appelé dans une déclaration commune à "protéger les civils", affirmant le droit d'Israël à "se défendre" et qualifiant "l'Iran de "principale source d'instabilité et de terrorisme dans la région".

"Nous demandons instamment que la résolution de la crise en Iran aboutisse à une désescalade plus vaste des hostilités au Moyen-Orient, y compris à un cessez-le-feu à Gaza", ont-ils écrit.

"Cette nouvelle guerre ne doit pas faire oublier Gaza"

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