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En Cisjordanie occupée, un processus d'annexion à bas bruit au nom du patrimoine archéologique

Non reconnue par Israël, interdite par Trump, mais en marche dans les faits, l'annexion de la Cisjordanie se poursuit à travers le déplacement de ses habitants palestiniens. Parmi les outils au service de ce dessein, l'archéologie tient une place grandissante.

Children look at a poster at the archaeological site of Sebastia, west of the occupied West Bank city of Nablus on November 30, 2025. Israeli cultural watchdog Emek Shaveh denounced on November 24 a decision to expropriate nearly 500 acres of private Palestinian land in the occupied West Bank near the ancient archaeological site of Sebastia. (Photo by JAAFAR ASHTIYEH / AFP)
Des enfants jettent un oeil à une affiche sur le site archéologique de Sebastia, en Cisjordanie, le 30 novembre 2025. ©AFP or licensors

À quelques pas du centre-ville de Sebastia, un groupe de Palestiniens converse devant un amphithéâtre romain planté d'herbes folles, exhumé en 1965. "J'ai fumé ma première cigarette dans le dos de mes parents sur ces marches, se remémore Zaid Azrahi, 32 ans. Si les Israéliens nous prennent ce site, une partie de la vie du village partira avec lui."

Sebastia s'étend à une douzaine de kilomètres au nord-ouest de Naplouse, dans la partie nord de la Cisjordanie occupée. Les pieds de ses 4 000 habitants palestiniens foulent à maints endroits des vestiges archéologiques datés de l'âge du fer, du IIIe et du IXe siècles avant notre ère, époque à laquelle le royaume d'Israël avait installé ici sa capitale, Samarie (As-Samera en arabe, Shomron en hébreu). Le site est situé en zone C, et placé sous administration israélienne depuis les accords d'Oslo des années 1990.

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