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En Cisjordanie, la musique comme "outil de résistance et de constance"

En cette période de congé, nos correspondants vous proposent de découvrir des histoires –belles, surprenantes ou éclairantes– qui ont retenu l'attention dans leur pays durant l'année écoulée, sans pour autant avoir été relayées dans nos colonnes. À Ramallah, siège de l'Autorité palestinienne, un Conservatoire de musique n'a pas fait taire ses instruments en deux ans de guerre à Gaza. Ici, politique et musique sont indissociables.

Edward Said National Conservatory of Music
Une représentation de l’Orchestre de musique arabe, formé par des étudiants du Conservatoire Edward Saïd, le 14 novembre 2025. ©Fares S. Mansour 2023

À quelques pas du ministère des Affaires étrangères palestinien, un doux soleil d'hiver tape sur le bâtiment rectangulaire du Conservatoire Edward Saïd, installé sur cette colline de Ramallah depuis 1993. "Notre philosophie, c'est que malgré la colonisation en Palestine, malgré les déplacements de populations, le génocide, nous devons écouter la musique, la jouer et la disséminer dans tous les foyers palestiniens. Car la musique est un outil de résistance et de constance", juge solennellement Itiaf Remawi, porte-parole de cet établissement culturel baptisé en hommage à l'une des figures les plus emblématiques de l'histoire palestinienne : le professeur de littérature et précurseur de la pensée postcolonialiste Edward Saïd, né à Jérusalem en 1935 et décédé à New York en 2003.

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