Alors que l'Iran cible encore le Koweït et le Bahreïn suite à des attaques américaines, Trump accuse Netanyahou d'être "complètement fou"
Donald Trump confirme avoir traité Benjamin Netanyahou de "complètement fou".

- Publié le 03-06-2026 à 18h47
- Mis à jour le 03-06-2026 à 20h00

Les Gardiens de la révolution iraniens ont confirmé avoir visé mercredi deux bases militaires américaines, y compris le quartier général de la Cinquième flotte au Bahreïn, en représailles à des tirs de l'US Navy dans la zone du détroit d'Ormuz contre un pétrolier iranien et l'île de Qeshm. Le commandement américain au Moyen-Orient (CentCom) a précisé qu'aucune des cibles visées par Téhéran n'avait été touchée. Tout en précisant avoir mené des "frappes défensives" dans le sud de l'Iran contre des sites de tirs et des bateaux iraniens déposant des mines navales.
L'aéroport international de Koweït-City a lui aussi subi de gros dommages après un barrage d'une trentaine de missiles et drones iraniens. Cette dernière attaque a causé la mort d'un ressortissant indien et des blessures à une soixantaine de personnes. Les vols y ont été suspendus temporairement.
Dans la foulée, le ministère des Affaires étrangères koweïtien a nié catégoriquement que son territoire ou son espace aérien aient été utilisés "pour tout acte hostile contre quelque pays que ce soit", démentant ainsi son implication dans les attaques américaines. En conséquence, le petit émirat du fond du golfe Persique a notifié à l'ambassade iranienne dans le pays sa décision de réduire les effectifs du personnel de celle-ci et d'expulser deux de ses membres déclarés persona non grata.
Deux Iraniens expulsés
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a estimé que l'Iran "jouait avec le feu" après l'attaque contre le Koweït. Des propos qui évoquent ceux que le président américain lui avait adressés lundi dans un échange téléphonique acrimonieux autour des opérations de Tsahal au Liban. Donald Trump a confirmé mercredi avoir demandé à Benjamin Netanyahou s'il était "complètement fou" et l'avoir accusé d'ingratitude dans cette conversation. "J'étais un petit peu dérangé de le voir constamment bombarder le Liban", a-t-il déclaré au podcast PodForce One. "À un moment donné", a-t-il ajouté, je lui ai dit : Bibi, il faut qu'on arrête ça. Il faut qu'on arrête ça."
Contexte délicat
Le site Axios avait rendu compte la veille des propos tenus par M. Trump à M. Netanyahou lors de ce coup de fil : "Tu es complètement fou ? Tu serais en prison si ce n'était pas pour moi. Je te sauve la mise. Tout le monde te déteste maintenant. Tout le monde déteste Israël à cause de ça."
Le président Trump, qui s'échine à mettre fin à la guerre avec l'Iran, venait de se voir signifier par Téhéran la suspension des pourparlers, dont des progrès récents laissaient entrevoir un accord imminent. Téhéran lie en effet un accord de paix avec la fin de l'agression israélienne contre le Liban.