Certains présidents de parti se sont pris les pieds dans le tapis aux communales : voici les meilleurs et les plus mauvais résultats
Globalement, les présidents de parti de l'Arizona s'en sortent pas trop mal, même si certains n'ont pas réussi le pari qu'ils s'étaient fixé de devenir bourgmestre. Dans l'opposition, c'est plus compliqué. Le PS reste fort.
- Publié le 14-10-2024 à 16h47
- Mis à jour le 14-10-2024 à 16h48

Aucune vague politique n'a véritablement recouvert la Belgique dimanche soir. À l'issue des scrutins communal et provinciaux, il apparaît que le MR, la N-VA, le CD&V, le PS et les Engagés ont très bien performé. On a notamment observé des déplacements de majorité entre les partis, même si les négociations vont bon train entre toutes ces formations et que les coalitions évoluent au fil des heures. Les partis en difficulté sont Ecolo et DéFI. Et voici les performances des présidents de parti.
Georges-Louis Bouchez

Difficile d'avoir le président des libéraux lundi matin. Le Montois est trop occupé à négocier les multiples accords de coalition en Wallonie et à Bruxelles. L'objectif est de prendre des mayorats ou de s'inscrire dans des majorités. Certaines communes où le MR est arrivé premier sont tombées, par la force des négociations, aux mains du PS (Anderlecht, Ixelles). Mais d'autres pourraient passer sous la bannière des Réformateurs.
À titre personnel, Georges-Louis Bouchez n'a pas gagné le pari de devenir bourgmestre de Mons. Avec 7 148 voix, la tête de liste de Mons en Mieux n'obtient que la moitié des voix de son concurrent, le mayeur sortant Nicolas Martin (PS). Le libéral estime néanmoins avoir gagné le pari de faire trembler le PS local et de lui avoir fait perdre sa majorité absolue. Sans prendre Mons en Mieux au collège, la Liste du Bourgmestre risque de passer six années compliquées.
Paul Magnette

Paul Magnette s'en sort plutôt bien. Le président des socialistes peut souffler lundi : son parti n'a pas subi la même déculottée qu'au soir du 9 juin. Ce 14 octobre, les Rouges peuvent se targuer d'avoir huit des dix meilleurs scores de préférence de la Région wallonne. À titre personnel, l'ancien bourgmestre de Charleroi s'en sort avec 12 080 voix, ce qui en fait le troisième score de Wallonie.
Maxime Prévot

Avec ses 15 682 voix, le président des Engagés, Maxime Prévot, est premier au hit-parade des candidats wallons. Il a également réalisé un record historique à Namur. "Personne n'a jamais obtenu un aussi haut taux de pénétration dans la province de Namur", s'émeut-on au parti. En interne, il se dit déjà que le bourgmestre de Namur ne lâchera pas sa commune pour le fédéral.
Bart De Wever

Le bourgmestre d'Anvers a remporté son pari haut la main. Avec 59 309 voix, le président de la N-VA a écarté le péril communiste que représentait Jos d'Haese. Une victoire qu'il a revendiquée accompagné d'un étendard romain. Dans le système électoral communal flamand, c'est le "champion des votes" de la liste (ou cartel) avec les meilleurs scores qui mène les négociations. S'il parvient à former une majorité au conseil communal dans un délai de 2 semaines, le premier score local deviendra bourgmestre. À Anvers, les lignes sont claires : comme au fédéral, N-VA et Vooruit vont pouvoir travailler main dans la main. Dorénavant, le bientôt futur ex-bourgmestre va pouvoir se concentrer sur le fédéral.
Sammy Mahdi

Le président du CD&V a fait le sixième score de sa ville, Vilvorde. Avec 928 voix, Sammy Mahdi a maintenant le choix de monter dans la majorité locale ou de se réserver un poste dans le futur gouvernement fédéral.
Conner Rousseau

À titre personnel, le leader des socialistes flamands n'a pas gagné son pari puisqu'il espérait conquérir le mayorat de Sint-Niklaas. Conner Rousseau a néanmoins fait le meilleur score de sa commune avec 6 741 voix.
Sophie Rohonyi

La présidente de DéFI fait le sixième score de la liste du bourgmestre à Rhode-Saint-Genèse avec 766 voix. Cela lui permet de rejoindre le conseil communal. "Je suis lucide sur le fait que la marque DéFI ne vend plus. Nous devons repenser notre façon de communiquer. Avec les moyens de communication qu'il avait à sa disposition, DéFI était, face aux autres partis, comme David contre Goliath", reconnaît Sophie Rohonyi. La présidente garde toutefois espoir. "DéFI reste nécessaire face aux discours extrémistes. Il reste une place au centre."
Alexander De Croo

Le Premier ministre sortant n'a pas fait un score éclatant à Brakel mais sa liste a réussi à garder une faible majorité absolue. Avec 2 300 voix, le libéral prend le mayorat dans cette petite commune de Flandre-Orientale où le VLD et les De Croo règnent en maîtres depuis des générations.
Raoul Hedebouw

Cinquième score de Liège pour Raoul Hedebouw qui totalise 3 330 voix. Le président du PTB est élu conseiller communal et il siégera dans l'opposition puisque les partis gagnants ne veulent pas travailler avec les marxistes.
Lecoq et Cogolati

Les coprésidents d'Ecolo ont réalisé des scores mineurs dans les communes dans lesquelles ils se présentaient. À Anderlecht, Marie Lecocq ne récolte que 253 voix, ce qui n'est pas suffisant pour pouvoir siéger au conseil communal. À Huy, Samuel Cogolati a obtenu 653 voix et il pourra faire entendre sa voix depuis les bancs de l'opposition.
Vanheeckout et Naji

Les résultats des coprésidents de Groen ne leur ont pas permis d'être élus. À Molenbeek, Nadia Naji a fait 528 voix. À Anzegem, où il était candidat bourgmestre, Jeremie Vanheeckout, a fait le quatrième score de la commune, avec 1 127 voix.