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"Parler de guerre scolaire à ce jour est exagéré"

C'est l'avis formulé par l'historien Vincent Dujardin (UCLouvain).

"Parler de guerre scolaire à ce jour est exagéré"
©Johanna de Tessières

Les échanges actuels autour de la clé de partage des fonds de relance européens qui pourraient contribuer à la rénovation de certains bâtiments scolaires ont-ils quelque chose à voir avec la guerre scolaire des années 1950 ?

Pour l'historien Vincent Dujardin (UCLouvain), il y a quelques similitudes. "On entend parfois les mêmes slogans de part et d'autre. D'un côté, celui du libre, on évoque le 'un enfant égale un enfant' et on dénonce des discriminations, aujourd'hui en matière d'octroi de subsides européens et de non-respect des accords de la Saint-Boniface. De l'autre, on voit parfois l'enseignement libre comme un bloc largement catholique, même s'il est devenu beaucoup plus pluraliste qu'à l'époque." Pour autant, selon lui, la situation est bien différente. "Ce n'est plus la même Belgique. En 1955, seul le PSC-CVP (les sociaux-chrétiens) défend l'enseignement libre, face au Parti socialiste et, dans une moindre mesure, au Parti libéral. Les avis sont plus partagés aujourd'hui." "Le terme de guerre scolaire est exagéré par rapport aux débats d'aujourd'hui, le rejoint son confrère Serge Jaumain (ULB). Même si tous les éléments sont là (on a deux grands réseaux qui s'opposent), les forces en présence ont changé."

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