"La discussion s'arrête là": Alexander De Croo veut montrer les muscles face à Donald Trump
Le Premier ministre belge sortant Alexander De Croo (Open VLD) affirme qu'il faut "montrer les muscles" face au nouveau locataire de la Maison-Blanche et rappelle que le Groenland est un territoire danois.
- Publié le 21-01-2025 à 15h13
- Mis à jour le 21-01-2025 à 15h53

Le Premier ministre Alexander De Croo (Open VLD) estime que l'Europe pourrait "réagir plus fermement" aux projets du président américain Donald Trump. "Le Groenland fait partie du Danemark. Point final. Cette discussion s'arrête là", a-t-il affirmé en marge du Forum économique mondial à Davos, en Suisse.
"On ne peut pas s'en moquer. Cela crée une atmosphère. Nous aurions dû réagir beaucoup plus fermement."
Cet événement annuel réunit des chefs d'État, dirigeants d'entreprises, économistes et experts pour débattre des grands enjeux mondiaux. Même s'il est à Washington, l'ombre de Donald Trump plane au-dessus des discussions. Pour Alexander De Croo, l'arrivée du milliardaire à la Maison-Blanche doit pousser l'Europe à se renforcer sur le plan économique et politique. "Nous entrons dans un monde où nous devons montrer les muscles de temps en temps", a-t-il déclaré.
Pas de guerre commerciale mais des conditions
Selon M. De Croo, il est dans l'intérêt de tous de ne pas déclencher une guerre commerciale entre l'Europe et les États-Unis. "Mais il n'y a pas que les États-Unis dans le monde. Par exemple, l'accord avec les pays sud-américains du Mercosur est une bonne chose, y compris pour notre pays. Et il y a aussi le commerce avec l'Inde", a-t-il énuméré. "Nous sommes clairs : le marché européen est très attrayant, mais l'accès à celui-ci est basé sur la réciprocité."
Que les Etats-Unis s'inquiètent de leur balance commerciale déséquilibrée est une "préoccupation légitime", selon M. De Croo. L'Europe pourrait se tourner davantage vers son voisin transatlantique pour ses fournitures de gaz, par exemple, et continuer à acheter au pays des fournitures militaires, selon lui.
Mais dans d'autres domaines, il est moins compréhensif. Même s'il n'attend pas une réaction européenne à chaque "cri ou tweet" de Trump, le libéral souhaiterait une réponse plus sévère, notamment lorsque le président américain a dit souhaiter annexer le Goenland. "On ne peut pas s'en moquer. Cela crée une atmosphère. Nous aurions dû réagir beaucoup plus fermement."
