EDITO: La faute à pas de chance
Et dire que le tandem Mariani-Dehaene ne demandait plus que deux ans pour mener à terme le plan de retour à bonne fortune qu'il avait concocté pour Dexia. Puis voilà qu'une nouvelle crise est passée par là.
- Publié le 11-10-2011 à 08h59

Et dire que le tandem Mariani-Dehaene ne demandait plus que deux ans pour mener à terme le plan de retour à bonne fortune qu'il avait concocté pour Dexia. Puis voilà qu'une nouvelle crise est passée par là. La faute à pas de chance ? Pas si vite. Il n'est pas question ici de chercher la victime expiatoire ni même de crier haro sur le baudet (sauf le respect qu'on lui doit). Mais simplement de s'interroger à propos de cette sorte de malédiction qui semble toucher les banques et à laquelle les institutions belges n'échappent pas. La question est toute simple : comment se fait-il qu'en dépit de tout le dispositif mis en place pour assurer un suivi toujours plus serré de chaque initiative bancaire, on en arrive aujourd'hui à un tel constat d'échec ? On nous gave de "stress tests", on nous assomme de réviseurs, on nous bassine avec la bonne gouvernance pour choisir les meilleurs administrateurs et on paie des millions d'euros en salaires et bonus pour s'assurer les services des meilleurs gestionnaires Et tout ça pour ça. La faute à pas de chance ? Combien de défaillants le contribuable devra-t-il encore secourir avant qu'on admette les failles du système ? La fonction d'administrateur ne doit-elle pas évoluer ? Ne manque-t-il pas un rouage dans la mécanique ? Ne faut-il pas rendre les administrateurs moins politiques mais plus responsables et redevables ? Voilà un superbe défi à relever lorsqu'il faudra encadrer Dexia Banque Belgique, désormais aux seules mains de l'Etat.
