Comet décroche de gros contrats avec Recupel, des dizaines d'emplois créés : "Il faut qu'on développe cette économie pour ne plus être dépendants de pays extérieurs"
Le groupe Comet, qui possède plusieurs sites dans le Hainaut, décroche un marché important et pourra ainsi créer 60 emplois à court terme.

- Publié le 04-05-2022 à 13h14
- Mis à jour le 04-05-2022 à 13h23

Comme quoi, le travail paie. Comet, spécialiste du recyclage en pleine expansion basé dans le Hainaut, vient de se voir confier par Recupel la mission du traitement d'environ 50 % des flux d'appareils électriques et électroniques usagés en Belgique.
Le spécialiste, qui a d'ailleurs développé l'année dernière l'outil robotisé spécialisé Multipick capable d'apprendre par lui-même (via le machine learning) pour optimiser son efficacité, voit donc ses parts de marché s'agrandir. Un élément non négligeable lorsqu'il s'agit de rendre la filière du recyclage rentable et profiter de la "mine urbaine" que représentent nos déchets électroniques. L'annonce concrétise donc en partie les discours politiques à ce sujet.
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En remportant cet appel d'offres fait par Recupel, Comet pourra ainsi créer 45 nouveaux emplois au sein de sa division Comet Services à Mont-sur-Marchienne, et une quinzaine d'emplois sur le site d'Obourg, près de Mons, pour le gros électroménager.
"Cette attribution marque une progression significative des tonnages traités par le Groupe Comet qui quadruple ses volumes, passant de 9 000 tonnes en 2021 à 38 000 tonnes à partir de juillet 2022 et ce pour les trois prochaines années", précise l'entreprise.
Doper la rentabilité, indispensable pour la durabilité
"Ça fait vingt ans qu'on y travaille, on a toujours voulu se rapprocher de ces marchés avec Recupel, c'est une bonne nouvelle. Ça va doper notre activité et en particulier notre compétitivité pour les matières plastiques mais aussi dans les filières métallurgie", se félicite Pierre-François Bareel, le CEO du groupe Comet.
Dans son développement, Comet maintient ses ambitions à l'international et participe à plusieurs projets de Recherche et de Développement, aussi bien dans la récupération et la sécurisation des centres par rapport aux risques d'incendies liés aux batteries.
"Dans cette optique, deux nouvelles unités industrielles du Groupe Comet mobiliseront des technologies uniques au monde, tant à La Louvière au sein de l'unité de purification du cuivre Biolix (Strépy) qu'à Mons, avec l'unité de tri robotisé. Avec ces deux nouvelles usines et le marché Recupel, ce sont près de 100 emplois que le groupe Comet va développer d'ici un an", précise encore le groupe.
"Notre démarche propose un démantèlement par une entreprise à finalité sociale d'ancrage local, tout en offrant des perspectives d'innovation et la garantie de solliciter un écosystème local", précise encore Pierre-François Bareel. Comet assure effectivement que 81 % des matières issues du gros électroménager retrouveront une utilisation locale à moins de 40 km du site et 66 % des flux de petits appareils électroniques traités à Charleroi seront recyclés à moins de 30 km.
"L'Union européenne compte sur l'économie circulaire pour atteindre la neutralité carbone. Nous sommes en train de faire la transition d'une économie pétro-sourcée à une économie métallo-sourcée. Et il n'y a pas de gros projets miniers en Europe. Il faut donc absolument qu'on développe cette économie circulaire pour ne pas dépendre de pays extérieurs", ajoute-t-il.
"Au-delà du niveau local, Comet garantit que plus de 90 % des flux feront l'objet de création de nouveaux produits en Belgique", précise encore l'entreprise, par soucis de circularité. La boucle est bouclée.
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