"Les tensions dans le détroit d'Ormuz continuent de s'intensifier, et rien d'autre ne semble avoir d'importance pour les marchés en ce moment"
A Bruxelles, le Bel20 a reculté de 0,42%
- Publié le 27-03-2026 à 19h09

Les Bourses européennes ont terminé dans le rouge vendredi, les investisseurs restant prudents face aux nouvelles contradictoires venant du Moyen-Orient et la remontée des prix du brut.
La Bourse de Paris a perdu 0,87%, celle de Francfort 1,38%, Londres a cédé 0,08% et Milan 0,74%.
La Bourse de Bruxelles n'a pas réussi à se redresser vendredi. L'indice Bel20 a reculé de 0,42 % supplémentaires pour s'établir à 4 985,22 points.
Une semaine instable
"Les marchés européens sont restés particulièrement instables cette semaine, alternant entre phases de rebond et de correction au gré des développements géopolitiques", résument les analystes d'Edmond de Rothschild AM.
Les ministres des Affaires étrangères du G7, réunis près de Paris, ont exhorté vendredi dans un communiqué commun "à un arrêt immédiat des attaques contre les populations et les infrastructures civiles" au Moyen-Orient.
Les chefs de la diplomatie ont en outre "réaffirmé la nécessité absolue de rétablir de manière permanente la liberté de navigation" dans le détroit d'Ormuz.
Habituellement, environ 20% de la production mondiale de pétrole et gaz transite par l'étroit passage d'Ormuz, dont le blocage a fait flamber les prix de l'énergie ces dernières semaines.
"Les tensions dans le détroit d'Ormuz continuent de s'intensifier, et rien d'autre ne semble avoir d'importance pour les marchés en ce moment", souligne Florian Ielpo, responsable de la recherche macroéconomique de Lombard Odier AM.
Avec la flambée des prix de l'énergie entrainée par les perturbations d'approvisionnement par le détroit, "la menace inflationniste est bien réelle et son impact varie considérablement d'une économie à l'autre", poursuit Florian Ielpo.
"La dimension énergétique de l'inflation est clairement visible dans les performances sectorielles" sur les marchés d'actions, note-t-il.
L'Iran a appelé vendredi les civils à se tenir à l'écart des forces américaines au Moyen-Orient, un avertissement qui contraste avec les propos la veille de Donald Trump, convaincu que les négociations se passent "très bien".
Sofina chute
La plus forte perte de la journée parmi les valeurs de l'indice a concerné Sofina, qui a chuté de 4,94 % à 207,80 euros. La holding a vu son bénéfice pour 2025 tomber à 113 millions d'euros, contre 1,4 milliard d'euros en 2024. De plus, la valeur nette d'une action a diminué de 311,77 euros fin 2024 à 305,77 euros fin 2025. La société d'investissement a également annoncé que son président Dominique Lanksweert partait à la retraite. Charlotte Strömberg lui succédera.
AB InBev a perdu 0,67 % pour clôturer à 59,02 euros. Le brasseur aura également un nouveau président du conseil d'administration. Martin Barrington quittera la présidence lors de la prochaine assemblée générale des actionnaires en raison de la limite d'âge. Un successeur sera désigné ultérieurement.
L'action Syensqo a reculé de 0,55 % à 49,00 euros. Le groupe chimique procède à un remaniement de sa direction, avec un nouveau directeur du personnel, un nouveau responsable de la stratégie et de la transformation, et une nouvelle direction pour sa branche des polymères spéciaux.
Du côté des valeurs de l'indice, Solvay a été le principal bénéficiaire, en progressant de 1,84 % à 26,58 euros.
Dans la deuxième ligne, Campine a gagné 6,87 % pour clôturer à 194,50 euros. L'entreprise de recyclage a doublé son chiffre d'affaires l'an dernier, atteignant 766 millions d'euros. Son bénéfice net est passé de 22,3 millions à 56,6 millions d'euros. Les actionnaires recevront un dividende de 10 euros, soit plus du double de celui versé sur les résultats de 2024.
