Syrie: Washington sanctionne le beau-père de Bachar al-Assad

Washington a annoncé lundi des sanctions économiques à l'encontre du beau-père du président syrien renversé Bachar al-Assad, pour le soutien matériel, financier et technologique qu'il lui a apporté, ainsi que contre un responsable de la gestion des prisons houthis au Yémen.

<p>Le président syrien Bachar al-Assad, le 16 juillet 2023 à Damas</p>
©AFP/Archives

Le Bureau de contrôle des actifs étrangers (Ofac), qui dépend du département américain du Trésor, a ciblé Fawaz al-Akhras, "pour avoir matériellement aidé, parrainé ou fourni un soutien financier, matériel ou technologique, (...) à Bachar al-Assad".

Ce cardiologue londonien (Royaume-Uni), père de l'ex-première dame syrienne Asma al-Assad, "a fourni soutien et assistance à Bachar al-Assad en ce qui concerne les questions financières, le contournement des sanctions et les tentatives de Bachar al-Assad de parvenir à un engagement politique international", dénonce encore l'Ofac.

Fawaz al-Akhras avait déjà été visé par des sanctions économiques du département du Trésor en 2020.

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Bachar al-Assad a, lui, été ciblé par des sanctions américaines en 2011 et en 2020. Le Trésor relève que son gouvernement "a continué de perpétrer de graves violations des droits humains en Syrie".

Les sanctions entraînent le gel des avoirs détenus directement ou indirectement aux Etats-Unis ainsi que l'interdiction pour des entreprises basées aux Etats-Unis, ou des citoyens américains, de commercer avec ces personnes ou entités cibles, au risque d'être sanctionnés à leur tour.

L'Ofac a, en outre, pris des sanctions économiques à l'encontre du Comité national Houthi pour les affaires des prisonniers - qui "gère les prisons houthis au Yémen" - et son chef, Abdulqader Al-Murtadhad, "impliqués dans des exactions contre des prisonniers détenus dans des prisons dirigées par les Houthis au Yémen".

"Selon les Nations Unies (ONU), dans l'une des prisons, connue sous le nom d'Exchange House à Sanaa, les prisonniers sont systématiquement soumis à la torture et à d'autres formes de traitements ou peines cruels, inhumains ou dégradants de la part du personnel de la prison", précise le Trésor.

Parmi les détenus figurent "d'anciens membres du personnel de l'ambassade américaine locale, du personnel de l'ONU, des travailleurs humanitaires et des journalistes", dont beaucoup "détenus arbitrairement et certains prisonniers seraient mineurs".

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