Bachar al-Assad s'exprime pour la première fois depuis la Russie : "Mon départ de Syrie n'était pas planifié"

Le président syrien renversé, Bachar al-Assad, a assuré lundi ne pas avoir fui de manière préméditée Damas, le jour de la prise de la capitale par les rebelles, affirmant que Moscou avait demandé son évacuation, dans sa première déclaration depuis sa fuite de Damas.

<p>Le président syrien Bachar al-Assad, le 16 juillet 2023 à Damas</p>
<p>Le président syrien Bachar al-Assad, le 16 juillet 2023 à Damas</p> ©AFP/Archives

"Mon départ de Syrie n'était pas planifié et n'a pas non plus eu lieu durant les dernières heures de la bataille, contrairement à certaines allégations", a déclaré Bachar al-Assad dans un communiqué sur la chaîne Telegram de la présidence. "Moscou a exigé (...) une évacuation immédiate vers la Russie le dimanche 8 décembre au soir", a ajouté M. Assad, affirmant que la Syrie était désormais "aux mains des terroristes".

L'UE en dialogue avec Damas

La diplomatie de l'UE entrera cette semaine en contact avec les nouvelles autorités syriennes, issues de l'organisation islamiste HTS, dont les rebelles ont provoqué la chute de Bachar al-Assad. Le sujet sera discuté dès ce lundi entre ministres des Affaires étrangères des 27, réunis à Bruxelles.

Il s'agit du premier Conseil Affaires étrangères présidé par Kaja Kallas, la nouvelle cheffe de la diplomatie européenne. L'Estonienne a indiqué en arrivant à la réunion qu'elle avait "donné pour mission à un haut diplomate européen en Syrie d'aller à Damas et de prendre contact avec le nouveau gouvernement". Cela aura lieu dès aujourd'hui, a-t-elle ajouté.

Il devrait s'agir de Michael Ohnmacht, à la tête de la délégation de l'UE en Syrie. Depuis plusieurs années, le chargé d'affaires qui mène la représentation officielle de l'UE en Syrie n'est pas basé sur place, mais travaille depuis le Liban, la Jordanie et Bruxelles, avec des visites sur le terrain.

"Nous allons discuter aujourd'hui au Conseil de comment nous allons interagir avec les nouveaux dirigeants syriens et à quel niveau. Et quels pas supplémentaires nous sommes prêts à faire si on voit que la Syrie va dans la bonne direction".

"Pour nous, il ne s'agit pas seulement des paroles, mais aussi des actes", a encore indiqué la Haute représentante. "Les prochaines semaines et prochains mois montreront s'ils vont dans la bonne direction".

La semaine dernière, la Commission avait indiqué que l'UE n'était pas en contact avec HTS ni ses dirigeants. L'organisation est considérée comme terroriste par le Conseil de sécurité des Nations Unies.

D'autres lecteurs ont également lu

Les + consultés

Vous êtes hors-ligne
Connexion rétablie...