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En Ukraine, les mines et munitions non explosées sèmeront la mort pour longtemps

Les experts s'attendent à de longues années de déminage.

Une roquette non explosée est restée plantée dans une route de Lysychansk, dans la région de Lougansk, le 11 avril.
Une roquette non explosée est restée plantée dans une route de Lysychansk, dans la région de Lougansk, le 11 avril. ©AFP

Des missiles, des roquettes, des armes à sous-munitions, des obus de mortier, des mines antipersonnel et antichar, des grenades : en dix semaines de guerre, une pluie d'engins tueurs s'est abattue sur l'Ukraine.

Tous les jours, dans les villes et villages, les six cents démineurs à l'œuvre dans le pays sont appelés à la rescousse par des habitants pour désamorcer et évacuer ici des mines terrestres, là des engins non explosés. En ce compris des mines antipersonnel et des bombes à fragmentation interdites par conventions internationales. Human Rights Watch a notamment relevé la présence de mines antipersonnel russes POM-3, appelées "Médaillon". Repérées pour la première fois le 28 mars par des démineurs ukrainiens, elles "peuvent tuer et mutiler sans discernement toute personne présente dans un rayon d'environ 16 mètres", selon l'ONG.

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