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"Surprise totale": en Israël, des décisions gouvernementales à l'assaut de la liberté de la presse

En quelques jours, le pouvoir politique israélien a donné une date de fin d'émission de la radio de l'armée et voté en première lecture au Parlement un projet de voué à fermer n'importe quel média étranger, sans décision de justice.

A man takes pictures of lists of equipment confiscated by the Israeli authorities as well as a closure order, posted on the door of the shuttered office of the Al Jazeera television channel in Ramallah in the occupied West Bank on September 22, 2024. Global news channel Al Jazeera said armed and masked Israeli forces raided its office in Ramallah in the occupied West Bank on September 22 and issued a 45-day closure order. (Photo by JAAFAR ASHTIYEH / AFP)
Un homme photographie la liste du matériel confisqué par Israël lors de la fermeture du bureau d'Al Jazeera à Ramallah, le 22 septembre 2024. ©AFP or licensors

Le 1er mars 2026, la radio de l'armée israélienne (Galei Tsahal, en hébreu) pourrait cesser d'émettre. Israel Katz, ministre de la Défense du pays, a confirmé jeudi 13 novembre cette décision gouvernementale, justifiée par le fait que la Galei Tsahal "ne sert pas de porte-parole ou d'oreille aux soldats", et que son existence même – qui remonte à 1950, deux ans après la création de l'Etat d'Israël – ne correspond pas aux valeurs de l'armée. Accusant la radio de l'armée d'être trop critique à l'égard des forces politiques, Israël Katz n'a pas donné d'exemple précis pour justifier son propos, et s'est appuyé sur un rapport commandé à un comité de sa conception.

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