"Donald Trump ne trouvera aucune porte de sortie" : un ancien conseiller du président craint un enlisement dans la guerre en Iran
Dans son analyse de la situation, Nate Swanson ne prévoit pas d'apaisement.

- Publié le 28-03-2026 à 14h24

Nate Swanson est un conseil chevronné qui a travaillé près de vingt ans pour le gouvernement américain, avant qu'il ne soit finalement "contraint de démissionner" après une critique violente de l'influenceuse politique chouchoute de Trump Laura Loomer.
Peu après le début de l'attaque américano-israélienne, Nate Swanson avait prédit une réaction forte de la part de l'Iran. Une hypothèse qui s'est rapidement vérifiée, au grand dam du président américain. À présent, l'ex-conseiller entrevoit une escalade presque inévitable, selon Politico. "Je pense que la guerre va probablement durer plus longtemps que prévu", confie-t-il à nos confrères.
Il précise également que de nombreuses personnes avaient prévenu le président du risque lié à une riposte importante de la part de Téhéran. "Il a tout simplement choisi de ne pas les écouter."
Selon Nate Swanson, la guerre ne devrait pas se finir de sitôt en raison de la "confiance irrationnelle" dont font preuve les deux camps. "Trump continue de croire que ses succès militaires mèneront à la capitulation politique de l'Iran, ce qui n'est pas le cas. […] Je pense que nous allons rester embourbés dans ce conflit plus longtemps, avec probablement des escalades à venir. Je pense que le problème est que le président ne trouvera aucune porte de sortie et que nous devrons probablement mener certaines des opérations terrestres qu'il envisage."
Il émet également de grands doutes quant à l'efficacité des négociations en cours. "L'Iran a rejeté ces propositions. Ils sont confiants. Ils estiment que c'est à eux, et non aux États-Unis, de formuler les exigences, et il est clair que ces derniers ne s'y conforment pas. Je ne pense donc pas que l'un ou l'autre camp soit prêt à faire des compromis."
Il pointe également un durcissement de la position iranienne depuis les attaques de juin 2025 contre plusieurs installations nucléaires du pays.
