Allergies en vue: "Nous pouvons nous attendre à ce que des pics plus importants apparaissent dans les prochaines semaines"
La saison des pollens est ouverte. En raison du changement climatique, "à l'avenir, les citoyens pourraient être confrontés à des problèmes d'allergie au pollen plus fréquents", avertit AirAllergy.

- Publié le 31-01-2024 à 14h26

Avec l'aulne et le noisetier, le coup d'envoi de la saison pollinique 2024 est donné. "Elle commence plus tard, à contre-courant de la tendance habituelle", souligne le réseau national de surveillance aérobiologique AirAllergy de Sciensano.
Depuis plusieurs semaines en effet, les "chatons" – ces inflorescences jaunes – sont sortis pour le malheur des personnes allergiques. Encore relativement faibles en raison des basses températures, les concentrations pourraient toutefois rapidement augmenter, en l'occurrence dès que les conditions météorologiques leur seront propices, entraînant dans la foulée la dispersion d'une grande quantité de grains de pollens dans l'air.
Changement climatique
Après des concentrations de 40 grains/m3 d'air mesurées dimanche dernier, "nous pouvons nous attendre à ce que des pics plus importants apparaissent dans les prochaines semaines", avertit Nicolas Bruffaerts, collaborateur scientifique au service de Mycologie et Aérobiologie de Sciensano. "Même si la dernière période de gel a sans doute endommagé une partie de la production pollinique, l'aulne et le noisetier arrivent en pleine floraison et leur pollen sera émis en masse dans l'air sur une plus courte durée, dès que les conditions de dispersion seront favorables."
Le démarrage plus tardif de la saison pollinique cette année dénote. Ces dernières années en effet, en raison du changement climatique, la saison des pollens avait au contraire tendance à commencer plus tôt. "L'augmentation de la température exerce une pression sur le cycle de reproduction des arbres, ce qui se traduit par une production de pollen plus précoce et plus abondante. La mesure des niveaux de pollen est un indicateur des effets du climat sur l'environnement, avec des implications directes pour la santé publique", relève Sciensano en avertissant qu'"à l'avenir, les citoyens pourraient être confrontés à des problèmes d'allergie au pollen plus fréquents".