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Pourquoi les Russes misent sur ce port belge pour écouler leur gaz liquéfié vers l'Asie

C'est ce qu'on appelle un mauvais timing.

Pourquoi les Russes misent sur ce port belge pour écouler leur gaz liquéfié vers l'Asie
©Shutterstock

Libre Eco week-end | Le dossier

Début 2020, le navire Yenisei River amarrait dans le port de Zeebruges, après un très long périple. Le méthanier russe arrivait depuis la péninsule de Yamal, en Sibérie arctique. Il était le premier d'une longue série et marquait le début du contrat à long terme conclu en 2015 entre Fluxys et le géant Yamal Trade pour des services de transbordement.

Selon l'accord signé pour 20 ans avec les Russes, jusqu'à 8 millions de tonnes de GNL (gaz naturel liquéfié) pouvaient ainsi être transbordées au Terminal de Zeebruges chaque année, ce qui pouvait générer un trafic supplémentaire de 214 méthaniers par an dans le port flamand. " Dans les faits, nous en sommes actuellement à 2 ou 3 millions de tonnes de GNL provenant de Russie cette année" , explique Rik Goetinck, le directeur stratégique et vice-président du port de Zeebruges. Malgré les sanctions occidentales, les navires russes continuent d'arriver dans le port de la côte belge. "Nous suivons les termes du contrat. Mais si les autorités belge ou européenne nous disent d'arrêter, nous arrêterons immédiatement. Nous ne voulons pas faire de politique. " Et M. Goetinck de rapidement préciser que très peu de GNL russe ne reste sur le territoire belge, ni même européen. Zeebruges a ainsi été choisie comme base de transbordement pour la livraison de gaz russe aux pays de la zone Asie-Pacifique pendant la période de gel du passage dit du Nord-Est qui empêche tout bateau d'emprunter cette voie maritime.

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